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Liste des Maires

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 LES MAIRES DE FRANCONVILLE
Par Pierre Boisaubert
 

Période Noms Remarques Photos
 Pierre Antoine BERTIN

1787 - 1790

Syndic, son élection a lieu le dimanche 12 août, après les Vêpres. Aubergiste, âgé de 53 ans. Le décret du 14 décembre 1789 fixe la nouvelle organisation municipale qui comprend un Maire et des officiers municipaux . Il lui est adjoint, un certain nombre de notables. Le tout forme le Conseil Général de la commune.

Gabriel BERTIN

1790 - 1791

 Élu avec 83 suffrages sur 111 votants. Il tient à l’époque l’hostellerie du Lys Royal. Il conservera son mandat jusqu’au 13 novembre 1791.

Pierre Antoine BERTIN

1791 - 1792

Nicolas BERTIN est élu maire, mais ne sachant ni lire ni écrire, Guillaume Robert BOUJU notaire est élu à sa place, mais il se récuse. C’est Pierre Antoine BERTIN qui est élu avec 18 voix sur 58 votants.

Jean Baptiste GUICHARD

1792

Est élu par 34 voix sur 50 votants. Il fut un administrateur de premier ordre.

Pierre Antoine BERTIN

An III - 1794

Antoine LE BOUCQ

1794 – an VIII

Pendant le siège de Paris, l’unique boulanger de Franconville se trouva enfermé dans la capitale. Pour fournir du pain à ses concitoyens, Louis LE BOUCQ ancien boulanger consentit à reprendre sa profession. Le Conseil Municipal lui adressa ses félicitations et lui versa une récompense de cent francs.

Jean Baptiste GUICHARD

An VIII - 1813

Guillaume BOUJU

1813 - 1821

Louis Philippe LECLERC

1821 – 1830

Guillaume BOUJU

1830 – 1835

Louis FAUCON

1835

Maire provisoire du 21 septembre au 14 octobre.

Antoine JUGIER

1835 – 1836

Jean BERTIN

1836 – 1837

Emile DE PERTHUIS

1837 – 1843

François CHENEL

1843 – 1873

Ancien notaire. Il administra la commune pendant l’occupation prussienne après la défaite de 1870, du 11 octobre 1870 au 11 septembre 1871. Officier de la légion d’honneur en août 1860. Durant son mandat, il rétablit une brigade de gendarmerie, Il intervient afin de garder la gare de chemin de fer, il fait construire une école pour les jeunes filles, fait apporter les modifications pour la sauvegarde de l'église et de son clocher, il fait construire un lavoir et aménager une place publique. Il est élu en 1855 représentant du canton de Montmorency au Conseil d'arrondissement.

 Chenel
Chenel 2
Chenel 2 2

Nicolas VEDY

1873 – 1876

 Very
Louis de RIBAUCOURT 1876 – 1878 Signature de Ribaucourt

Louis BAUDIER

1878 – 1884

 signature L. Baudier

Toussaint LUCAS

1884 - 1904

Décédé en exercice. Il est a l’origine de l’éclairage public, des canalisations d’eau et de l’installation du premier marché.

 Lucas

Claude BONNE

1904 – 1908

Candidat avec G. Leredu obtiennent chacun 8 voix. Le deuxième tour donne le même résultat, le troisième également. C’est au bénéfice de l’âge que C. Bonne est proclamé maire.  Claude Bonne

Georges LEREDU

1908 – 1919

Né à Metz en 1860, décédé à Paris le 23 juin 1943. Ancien avocat. Député de Seine-et-Oise (1914 - 1927) Ministre de l’Hygiène, de l’assistance et de la Prévoyance sociales(1920) Sénateur de Seine-et-Oise (1927 – 1936). Il est chargé de la commission de la réforme judiciaire et de la législation civile et criminelle.

 Leredu
signature Leredu

Emile GENTIL

1919 – 1925

Il appartient à l’une des premières familles franconvilloises. C’est à son instigation qu’ont lieu des fêtes à l’occasion du 50° anniversaire de la République. Il est à l’origine des bains-douches. Il veille à la création du club sportif de Franconville-Plessis Bouchard. Il instaure des cours de gymnastique pour les scolaires, filles et garçons. Il sera réélu en 1929.

Alain BIGEARD

1925 – 1929

Emile GENTIL

1929 – 1930

Voir plus haut

Claude LAGOUTTE

1930 - 1944

 Signature Lagoutte 0

Octave BUCOURT

1944 – 1945

 Octave Bucourt

Ferdinand GROSDEMANGE

1945 – 1955

Décédé durant son mandat.

Georges FOURNIER

1955 – 1959

André BLONDE

1959 – 1977

En 1959, Franconville est une commune mi-rurale mi-résidentielle de 7800 habitants. En 1977 elle est devenue une ville moderne de près de 30000 habitants. Durant son mandat a lieu le rénovation du centre ville, la construction de la plupart des résidences, l’édification de la nouvelle mairie, du bureau de poste et de la gendarmerie, la cession à la commune des propriétés Suger et Cadet de Vaux avec son parc, la construction de 8 écoles primaires, 10 maternelles et 2 C.E.S., l’aménagement du stade, la réalisation de 5 gymnases et du complexe piscine-patinoire. Conseiller général de Franconville (1967 – 1973).  Blondé

Annie BRUNET

1977 – 1983

Première femme maire de Franconville. Après la rénovation et sous son mandat on note l’ouverture des écoles maternelles des 4 Noyers et de Montédour, la création du centre Médico-Social, la construction de la salle des sports de la Fontaine Bertin, la réouverture du cinéma « Vox » et le début des travaux du centre culturel Saint Exupéry.  A. BRUNET

Francis Paul Marie DELATTRE

1983 – 2018

Né le 11 septembre 1946 à Naours (Somme). Sénateur du Val-d'Oise (2011 - 2017) Député du Val-d'Oise (4e circ.) (1986 - 2007) Conseiller général de Franconville (1979 - 1988) Vice-président de la CA Val-et-Forêt (2004 - 2008) Démissionnaire de son mandat de maire en 2018.  Delattre

Xavier MELKI

2018 - ....

Né le 25 mars 1979.

 Melky

Marcel L'Enfant

             Marcel L'EnfantBtn retour
par pierre Boisaubert

PortraitPortrait de son épouse à 40 ans

 

Marcel L'Enfant né le 8 décembre 1884 à Paris 10°et mort le 25 janvier 1963 est un artiste peintre français qui vécut à Franconville.
Marcel L'Enfant naît à Paris où son père, Philippe Charles L'Enfant, est employé de commerce, et sa mère, Léocadie Eugénie Cattez, est couturière. Il s'intéresse très tôt au dessin et à la peinture, réalisant des travaux avancés à seulement 14 ans. Son père était originaire de Granville (Normandie) et la mer eut une grande importance dans l’œuvre du peintre.
Peu après le décès de sa mère en 1907, il rencontre Jeanne Baudin, comptable dans une compagnie d'assurance Maritime à Paris. Ils se marient en 1910 et s'installent à Montmorency, puis à Franconville en 1923. C'est là que le peintre établit son atelier, au 133 puis au 227 Chaussée Jules César, où il demeurera avec son épouse jusqu'à son décès en 1963. Il eut des difficultés à exercer son art dans les dernières années de sa vie en raison d'une cécité.

 

AutoportraitDessin ralis 14 ansMarcel L'Enfant a effectué ses études artistiques à l'École Germain Pilon, actuellement école nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’arts. Il participe d'ailleurs au Salon des Indépendants dès 1906, et y sera présent chaque année à partir de 1912.
Membre du Comité des Arts et des Lettres du Syndicat d'Initiative des Cantons de Taverny et Montmorency, il participe activement à l'organisation d'expositions artistiques et d’événements culturels dès 1941, l'Art français étant pour ses membres une façon de résister à l'occupant détesté. Une de ses toiles, "Le Port de Boulogne-sur-mer" est acquise par la ville de Franconville en septembre 1941.

Cofondateur de la Société des "Amis des Arts" d’Ermont en 1943, avec notamment Gustave Melot et Gabriel Demel, il en fût le vice-président. Il a notamment peint de nombreuses brochures d'expositions organisées par la société, à l'occasion desquelles il a exposé ses propres œuvres. La municipalité d’Eaubonne a d'ailleurs acquis une de ses marines dans ce cadre en 1953.
Il a figuré sur le Bénézit de 1948 à 1976. Il a notamment peint les côtes Bretonnes ainsi que les ports du Midi. Il réalisait de nombreux croquis et ébauches sur place, en plein air, puis reproduisait généralement les vues de son choix dans son atelier (ou son jardin). Utilisant reliefs et formes alliés à des couleurs vives et des ombres colorées, il donnait à ses toiles une impression de mouvement qui le rattache aux peintres post-impressionnistes de sa génération.

Eglise du Plessis Bouchard Eglise du Plessis Bouchard 2 Franconville lglise Ste Madeleine franconville rue dErmont franconville rue dErmont 2
Franconville rue de Paris Franconville rue de Paris 2 Franconville rue du parc Rue de Cormeilles fontaine du puits de la Barre Sjour de la maison du peintre

  Sources internet

Marcel L'Enfant sans Btn_retour

             Marcel L'Enfant
par pierre Boisaubert

PortraitPortrait de son épouse à 40 ans

 

Marcel L'Enfant né le 8 décembre 1884 à Paris 10°et mort le 25 janvier 1963 est un artiste peintre français qui vécut à Franconville.
Marcel L'Enfant naît à Paris où son père, Philippe Charles L'Enfant, est employé de commerce, et sa mère, Léocadie Eugénie Cattez, est couturière. Il s'intéresse très tôt au dessin et à la peinture, réalisant des travaux avancés à seulement 14 ans. Son père était originaire de Granville (Normandie) et la mer eut une grande importance dans l’œuvre du peintre.
Peu après le décès de sa mère en 1907, il rencontre Jeanne Baudin, comptable dans une compagnie d'assurance Maritime à Paris. Ils se marient en 1910 et s'installent à Montmorency, puis à Franconville en 1923. C'est là que le peintre établit son atelier, au 133 puis au 227 Chaussée Jules César, où il demeurera avec son épouse jusqu'à son décès en 1963. Il eut des difficultés à exercer son art dans les dernières années de sa vie en raison d'une cécité.

 

AutoportraitDessin ralis 14 ansMarcel L'Enfant a effectué ses études artistiques à l'École Germain Pilon, actuellement école nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’arts. Il participe d'ailleurs au Salon des Indépendants dès 1906, et y sera présent chaque année à partir de 1912.
Membre du Comité des Arts et des Lettres du Syndicat d'Initiative des Cantons de Taverny et Montmorency, il participe activement à l'organisation d'expositions artistiques et d’événements culturels dès 1941, l'Art français étant pour ses membres une façon de résister à l'occupant détesté. Une de ses toiles, "Le Port de Boulogne-sur-mer" est acquise par la ville de Franconville en septembre 1941.

Cofondateur de la Société des "Amis des Arts" d’Ermont en 1943, avec notamment Gustave Melot et Gabriel Demel, il en fût le vice-président. Il a notamment peint de nombreuses brochures d'expositions organisées par la société, à l'occasion desquelles il a exposé ses propres œuvres. La municipalité d’Eaubonne a d'ailleurs acquis une de ses marines dans ce cadre en 1953.
Il a figuré sur le Bénézit de 1948 à 1976. Il a notamment peint les côtes Bretonnes ainsi que les ports du Midi. Il réalisait de nombreux croquis et ébauches sur place, en plein air, puis reproduisait généralement les vues de son choix dans son atelier (ou son jardin). Utilisant reliefs et formes alliés à des couleurs vives et des ombres colorées, il donnait à ses toiles une impression de mouvement qui le rattache aux peintres post-impressionnistes de sa génération.

Eglise du Plessis Bouchard Eglise du Plessis Bouchard 2 Franconville lglise Ste Madeleine franconville rue dErmont franconville rue dErmont 2
Franconville rue de Paris Franconville rue de Paris 2 Franconville rue du parc Rue de Cormeilles fontaine du puits de la Barre Sjour de la maison du peintre

  Sources internet

Maurice Berteaux

  Henri Maurice BERTEAUX Par Pierre BoisaubertBtn retour

 

M. BerteauxHenri Maurice Berteaux, homme politique français, est né à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) le 3 juin 1852. Il est décédé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) le 21 mai 1911.
il fait de brillantes études au lycée Charlemagne (Paris 4e). En 1879, il succède à son beau-père dans la charge d'agent de change.
En 1881, il est élu maire de Chatou. En 1893 il est élu député. En 1908 il prend le présidence du Conseil Général de la Seine. Il devient une personnalité influente de la région. Il s’opposera activement en 1904 à la démolition du château de Maisons-Laffitte.
Ministre de la Guerre puis président de la Commission de l'Armée, il participe à la rénovation de l'institution militaire entreprise par la IIIe République. Il milite et participe activement à l'éducation populaire au sein de la Ligue de l'enseignement fondée par Jean Macé. Avec Jean Jaurès, il fait adopter une loi sur la prise en charge des accidents du travail favorable aux ouvriers et employés des chemins de fer. Il est également partisan de l'impôt sur le revenu progressif, de la séparation des Églises et de l'État (loi de 1905) et de la réduction du temps du service militaire.

 

AccidentIl décède accidentellement le 21 mai 1911, à l'âge de 58 ans, sur le terrain d'aviation d'Issy-les-Moulineaux :Obsèques Berteaux

En mai 1911, le journal « Le Petit Parisien » organise une grande première, la course Paris-Madrid. Trois étapes sont prévues pour franchir les 1200 kilomètres qui séparent les deux capitales européennes. Une dizaine de  concurrents se sont inscrits dont Roland Garros. Le dimanche 21 mai, 6 heures du matin. Maurice Berteaux, le ministre de la Guerre, et quelques officiels se pressent sur le terrain. On compte près de 200 000 spectateurs. Le service d'ordre est débordé. Louis-Émile Train sur un monoplan de son invention se présente au départ. Alors qu'il décolle, les officiels et un peloton de cuirassiers, ont fait mouvement sur la piste. Le monoplan s'envole mais peine à prendre de l'altitude et s'écrase, fauchant Maurice Berteaux et Ernest Monis, président du Conseil. Si ce dernier, sérieusement blessé, se rétablira, le ministre de la Guerre, touché à la tête, un bras sectionné par l'hélice, meurt peu après. Il sera enterré avec les honneurs .

Il repose dans l'ancien cimetière de Chatou.

Michel Velut de la Crosnière

Btn retour Michel-Velut de La CROSNIÈRE Par Allain Prigent

Né en 1710, il épouse vers 1739 Françoise Jeanne Lepère, fille de Louis Léonard Lepère dont il prit le titre de seigneur de Popin. C’est par ce mariage qu’il devient propriétaire de ces biens.

Jardins LacrosniereEn 1767, il s’intitule l’un des dix conseillers à la Cour souveraine de l’Hôtel de Ville.De son mariage avec Françoise Lepère, il eut deux garçons : en 1741 Augustin - Denis, en 1750 Claude - François, et deux filles jumelles, nées en 1745 Madeleine et Françoise. Indépendamment de leur propriété qui s’étendait entre les rues d’Ermont et de Paris jusqu’à la limite de Sannois, ils possédaient par héritage des Lepère, plusieurs immeubles situés en divers endroits de Franconville.
Quoique magistrat, il aime à rire, son esprit le faisait rechercher par ses nombreuses relations. Suivant l’exemple de Louis XVI, il collectionnait pendules et automates, les connaisseurs pouvaient visiter ses vitrines garnies d’insectes, d’oiseaux ou de coquillages. Il dépensa beaucoup pour sa propriété, dont une pièce d’eau, un magnifique kiosque placé sur un rocher, une admirable distribution des bois, un labyrinthe, le tout rendait ce parc fort agréable.

Dans les différents actes nous les voyons bienfaiteurs et généreux avec l’église comme avec le village.
Le 19 août 1794, le Conseil général de la commune faisait une attestation précisant, que les «Lacronière» ont toujours donné des marques d’attachement et de sensibilité en faveur des habitants de la commune, offrir le local où se tiennent les séances de la Société populaire.
Cependant, malgré un don patriotique aux volontaires de 1792, de même aux conscrits de 1793, malgré les bonnes dispositions de la
parc Lacrosnierecommune à leur égard et la protection de Cadet de Vaux, les «Lacronière» n’étaient pas tranquilles. Ils quittent Franconville et vont s’installer dans leur domicile parisien.

Le second fils Claude, était parti depuis 1791 et passait pour émigré. La République s’empara de ses biens et ce sont frère et sœurs qui rachetèrent sa part. Claude revint après la loi d’amnistie.
Aucun d’eux ne se marie et le dernier vivant sera Claude, ancien chef d’escadron et chevalier de Saint Louis et de l’Éperon d’Or de Rome, qui décède à Franconville en 1835 et inhumé dans la sépulture de famille au cimetière de Franconville. Sa cousine Marie Fourmont Tournay sera sa légataire universelle.

 

Montmorency Barons 1/1160- 1325

Montmorency les Premiers Barons de France 1160 - 1325Btn retour
par Allain Prigent

 

Sceau de Bouchard VBouchard V : il entre aux services de Louis VII en 1151, son épouse Laurence de Hainaut est la tante de Isabelle de Hainaut, épouse de Philippe Auguste. En 1174 il fait bâtir une nouvelle chapelle dans l’enceinte de son château de Montmorency. Il prend la croix mais décède avant son départ pour la 3° croisade en 1189.

Mathieu II le Grand : homme de confiance de Philippe Auguste et de Louis VIII le Lion, il sera tuteur de Marie de France, fille de Philippe Auguste. En 1226 Louis VIII lui confie avant de mourir, la garde du jeune Louis IX. Il est habile négociateur et règle les modalité de nombreux procès. En 1227, la régente lui confie la garde de Yolande fille de Pierre de Dreux, promise à Jean le troisième fils de Louis VIII.
Il participe à la reconquête de la Normandie et à la prise du château Gaillard, il sera présent en 1214 à la bataille de Bouvine contre l’empereur germanique au cours de laquelle il arbore douze bannières prises à l’ennemi.
Les Montmorency accroissent leur chatellenie par usurpation, l’abbaye de Saint Denis est contrainte de céder.

Bouchard VI : succède à son père en 1230 sous le règne de Saint Louis. En 1235 il est membre de la ligue des barons contre la juridiction épiscopale en matière civil. Il fait de nombreuses donations religieuses.

Mathieu III : succède à son père en 1243, il épouse Jeanne de Brienne, la dot comprend la ville de Sens. Compagnon fidèle de Saint Louis, ils s’embarquent le 15 mars 1270 pour la huitième croisade, mettent le siège à Tunis, Louis IX succombe Mathieu III le suit dans la mort.

Mathieu IV : succède à son père en 1270 sous le règne de Philippe III le Hardi, les premières années de son règne, il les consacre à des donations religieuses. Il est nommé grand chambellan par Philippe III qui lui accorde une rente de 5000 livres à prendre sur ville, terres et seigneureries de Damvillle. En 1295, Philippe IV le Bel lui confie le titre d’amiral afin d’aborder les cotes anglaises. Il débarque à Douvres qu’il pille. En 1303 il participe à la prise de Mons.

1294 fin du conflit séculaire avec l’abbaye de Saint Denis par échange de fiefs.Chevalier drapeaux

Mathieu V : succède à son père en 1304, marié à Jeanne de Chantilly , il meurt en 1306 sans postèrité, son frère lui succède.

Jean I° : sous les règne de quatre roi, Philippe IV, Louis X, Philippe V, CharlesIV. Il relève la chatellenie de Montmorency. Le terme de baronnie tend à se substituer à celui de chatellenie. Il meurt en 1325 et est ensevelie dans l’église de Conflans Sainte Honorine.

A Franconville de la fin du XII° siècle au milieu du XV° siècle, les Bateste seront les premiers seigneurs. Guillaume I° mort en 1210 et inhumé en l’église Sainte Madeleine, Guillaume II mort en 1245, Guillaume III mort en 1260, Pierre mort en 1320, le dernier Jacques Bateste rend hommage au seigneur de Montmorency en 1403. Conflit et jugement pour sa succession, lors de ce procès, une saisie féodale sera faite au profit de l’abbaye de Saint Denis. Thomas Bateste et les plaideurs sont ruinés et cessent leurs droits en 1477.

  Fiefs des Monmorency Possessions des Montmorency  

Montmorency Barons 2/1325-1477

 Montmorency les Barons de France 1325 - 1477Btn retour
par Allain Prigent

 

Le sire de Montmorency devient baron de Montmorency.

Charles 1Charles I : succède à son père Jean I°, la châtellenie de Montmorency se compose d’une trentaine de paroisses. Les mariages apportent leurs lots de dots et de douaires aux revenus conséquents. Le roi Philippe VI de Valois le nomme grand panetier de France. En 1341 il hérite du douaire de sa mère et entre en possession de ses terres de Berneval en Normandie et d’autres en Ile de France. En 1342, Philippe VI lui confie la charge de maréchal, il conduit l’armée en Bretagne contre Edouard III puis Guyenne et Poitou. En 1346 il est nommé chambellan et gouverneur de Picardie. Suite à la défaite de Poitiers, il est chargé de porter au roi Edouard III les articles du traité puis rejoint les 41 otages pour l’Angleterre. En 1364 il est conseiller du roi Charles V le sage celui-ci le désigne parrain de son fils futur roi Charles VI le fou.

Jean II


Jacques I : succède à son père Charles, il sera nommé par le roi Charles VI en 1399 comme chambellan. Il décède en 1414 et son fils Jean lui succède

Jean II : nommé grand chambellan par Charles VI en 1425, il rejoint Charles VII en 1429. Le pouvoir en place lui confisque tous ses biens et seigneuries qui lui seront rendues en 1430 pour le pays de France et en 1449 pour les possessions normandes.

 

 

Montmorency Ducs et Pairs 1477-1567

 Montmorency les Ducs et Pairs 1477 - 1567Btn retour
par Allain Prigent

 

Guillaume I° 1453-1531
Anne de Montmorency 1493-1567
Guillaume 1er

Guillaume I° : devenu baron par Louis XI en 1472, Charles VIII le nomme chambellan et conseiller en 1484. Il accompagne Louis XII en Italie et en 1509 il fait parti du Conseil de régence avec Anne de Bretagne.

Il décède en 1531 et son corps rejoint celui de son épouse Jeanne Pot dans le cœur de la chapelle funéraire de Saint Martin de Montmorency qu’il venait de faire édifier.

Anne de Montmorency : il servira quatre rois François I° , Henry II, François II, Charles IX. Il nait en 1493 et porte le nom de sa marraine Anne de Bretagne épouse du roi Charles VIII. En 1515 il est gentilhomme de la chambre du roi, antichambre du pouvoir. En 1518 il est nommé garde des forêts d’Halatte et de Carnelle, il dispose d’un massif forestier de première importance entre Ecouen et Chantilly. Anne occupe les postes les plus importants du royaume : Ambassadeur extraordinaire, maréchal de France, gouverneur du Languedoc, grand maitre de France pour les bâtiments royaux, ministre des affaires étrangères. En 1538 il est nommé connétable de France et devient chef du gouvernement en 1547 et Henry II l’élève à la dignité de duc et pair en 1551. Anne de Montmorency

Carte régionÀ Franconville, le seigneur Louis d’Albiac, meurt en 1532. La seigneurie se divise en deux fiefs : le fief d’Albiac relevant de Saint Denis et le fief Bateste relevant de Montmorency.

Le 5 décembre 1553 Nicolas Le Clerc conseiller du roi en la cour du parlement, fait aveu aux Montmorency. Son fils Nicolas né en 1554 épouse Claire de Saint André, devient seigneur de Franconville en 1607. Le fief sera saisi par l’abbaye de Saint Denis en 1617. En 1637 Louis Giffard, neveu de Nicolas, hérite de son oncle. Le 26 mai 1673 adjudication au prix de 4600 livres plus les droits de ce fief au profit de l’abbaye de Saint Denis et du prince de Condé.

 

 

Montmorency les Rebelles 1567-1632

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par Allain Prigent

François : 1530-1579 est le fils d’Anne, le roi François I° est son parrain et lui donne son prénom. Il sera l’un des quatre otages de la Sainte Ampoule en se rendant à l’abbaye de Saint Rémi lors du sacre d’Henry II en 1547. François II le nomme maréchal. Il devient Duc de Montmorency et Pair de France à la mort de son père. Henry Ier : son parrain Henry II lui donne son prénom, en 1558 il épouse Antoinette de la Marck, petite fille de Diane de Poitiers la maitresse de son parrain. Il sera Maréchal de France, gouverneur du Languedoc. Henry II : son parrain le roi Henry IV, lui donne le jour de son baptême, le gouvernement du Languedoc. En 1610 Louis XIII lui confère la charge d’amiral du Ponant, à dix-huit ans son père Henry I° lui transmet le duché de Montmorency. En 1626 il rejoint l’opposition et soutient son beau-frère Henry II de Condé, il entre en rébellion et est prisonnier en 1632. Il sera décapité le 30 octobre, il a trente sept ans. Il sera le dernier seigneur des Montmorency.
François époux Jeanne de France Henri 1er Henri II

Montmorency Sommaire

           Les MONTMORENCYBtn retour

par Allain Prigent

 Du XII° siècle à la Révolution, les seigneurs de Franconville possèdent une double vassalité : la puissante abbaye de SAINT DENIS ET LA CHÂTELLENIE DE MONTMORENCY qui ne cesse d'accroitre son pouvoir au cours des siècles.

Les seigneurs de Franconville et les MONTMORENCY X°siècle - 1632

  Blasons 1 Blasons 2 Blasons 3  

 Origines

Bouchard I° seigneur de Bray
Seconde partie du X°siècle

Bray sur Seine présente un intérêt stratégique, situé à la jonction de la vallée de la Seine et de la route de Meaux à Sens, une forteresse en commande l’Chateau Montmorencyaccès. Le maitre des Bouchard IIlieux se nomme Bouchard I°. Il évolue dans la mouvance Robertienne « Robert I° roi de France 923 » son nom figure au coté du duc de France dans nombreux actes. Il fonde à Bray sur Seine un prieuré vers 960 dédié au Saint Sauveur avec reliques de Saint Paterne et Saint Pavace.
Descendance de Bouchard I° : Thibaud hérite de la forteresse de Montlhéry. Bouchard II dit « le Barbu » hérite du castrum de Bray
. Il est chassé de son fief Bouchard s’en remet à son seigneur Hugues Capet alors Duc de France 975 puis roi de France 987.
Bouchard II le Barbu sur l’Ile Saint Denis.

Hugues Capet duc de France, lui confie cette forteresse après la mort du précédent titulaire, le chevalier Hugues Basset. Bouchard II épouse la veuve de Basset, Il ldelinde. Il est un vassal indiscipliné, rançonneur, en continuel conflit avec l’Abbaye de Saint Denis qui prendra fin en 1294.
Bouchard II le Barbu et le promontoire de Montmorency.
L’Abbé Vivian de Saint Denis se plaint au roi Robert II le pieux, Bouchard est relégué sur un piton rocheux , ancienne exploitation gallo-romaine « Mons Maurencius ». Il y bâtit un château et fut ainsi le premier sire de Montmorency. En 978 le château est incendié par Othon II Empereur d’Allemagne, Bouchard le reconstruit et se fait un nom « Burchardus de Montmaurinciaco » et appose à son blason quatre alérions .

 

EgliseCharlotte de MontmorencyBouchard II aura quatre fils : Eudes ; Alberic qui sera premier connétable en 1060 du roi Henri I° ; Foucaud avec dans sa descendance Marguerite de Montmorency héritière du fief de Franconville et épouse de Guillaume Bateste ; Bouchard III reprend le rôle de son père, témoin royal auprès de Henri I°, il meurt en 1044. Ses deux fils lui succèdent Thibaud et Hervé qui sera l’administrateur des vignobles du domaine royal, bouteiller de Philippe I° . Hervé cède à son fils Bouchard IV la châtellenie de Montmorency et se retire dans son fief de Marly où il fonde l’église de Saint Vigor en 1087. Bouchard IV revendique, pour son épouse Agnes de Beaumont, le domaine de Conflans. Lors de cette guerre le prieuré est détruit, la reconstruction se fera avec une rente prélevée sur le travers de Franconville. Bouchard IV meurt en 1134, son fils Mathieu I° lui succède. Il épouse Alix d’Angleterre, devenu veuf il épouse Adélaide de Savoie veuve du roi Louis VI, il devient le beau-père du roi Louis VII dont il sera le connétable en 1138. A sa mort en 1166 la châtellenie de Montmorency est devenue une importante seigneurie. Son titulaire revendique le titre de 1° baron de France ils l’obtiendront à la fin du XIV° siècle.

Au long de ces IX siècles d’existence, cette prolifique famille en se diversifiant en une multitude de branches et de rameaux à su s’introduire dans toutes les familles de France et d’Europe, s’accaparer titres et charges, accumuler terres et richesses.


Barons 1 Barons 2 Ducs et Pairs Les rebelles

Morel Raymond

Raymond MOREL dit "Gaspard" par Pierre BoisaubertBtn retour

 

MOREL Raymond Maurice Albert, Conseiller Municipal de Franconville né le 10 juillet 1908 à Coulommiers, arrêté le 28 août 1943 à Brie-Comte-Robert, déporté le 19 octobreMorel 1943 au camp de Buchenwald. Décédé en déportation le 3 février 1944. Déclaré « Mort pour la France » le 30 avril 1948.

Né à COULOMMIERS, 1 rue Valentin le 10 juillet 1908, il devient « Pupille de la Nation », son père ayant été tué au front en 1918.
Élevé par sa mère, employée des P.T.T, il obtient le Certificat d’Études Primaires (mention Bien) en juillet 1920, puis le brevet d’Enseignement Primaire Supérieur (section commerciale) en juillet 1924. Dans les années qui suivent, il compléta ses connaissances par un diplôme de sténographie et une capacité en droit.
A partir de cette date et jusqu’en 1928, où il part au service militaire, il travaille comme employé de commerce chez son oncle, garagiste 4 bis rue d’Orcel à PARIS. Affecté le 10 novembre 1928, il est incorporé au 152ème Régiment d’infanterie à COLMAR, et devient en 1929 « caporal-musicien ». Devenu caporal-chef, il est « renvoyé dans ses foyers » le 28 mars 1930, et reprend son travail chez son oncle, dont les ateliers entre-temps ont été déplacés à FRANCONVILLE, 10 rue du docteur Roux ; c’est là qu’il habite d’abord rue Marinette, puis après son mariage, le 13 septembre 1930 avec Andrée GORSMANGE, fille d’un artisan et conseiller municipal de cette ville de Seine et Oise, 88 rue de Paris, chez ses beaux-parents.
Du mariage sont nés deux enfants, le 27 mai 1932 et le 14 mars 1940…
En mars 1937, il demande à subir les épreuves de l’examen d’inspecteur stagiaire de la Sureté Nationale.
Dans l’enquête préliminaire habituelle, le Commissaire Divisionnaire DEMARTINI signale qu’il parle l’anglais couramment, qu’il est républicain (« …ne s’occupe pas de politique… » (sic), a une bonne éducation, qu’il est discipliné, et qu’en matière d’initiative il est « …susceptible d’en faire preuve le cas échéant… ». A la rubrique « Est-ce un sujet d’avenir ? », il a répondu « susceptible de devenir un bon élément… »
Cet « avenir » sera interrompu le 2 février 1944 « …à BUCHENWALD où il est décédé à la suite de mauvais traitements… » : il avait 36 ans.

Déroulement de sa carrière

  • Inspecteur de police :

Reçu à l’examen d’inspecteur, il est recruté le 11 août 1937, et affecté au Commissariat central de LAON (Aisne) qu’il quitte dés le 11 octobre pour le contrôle général des services de police criminelle à PARIS.
C’est dans ce service dirigé par Antoine MONDANEL qu’il est titularisé un an plus tard, ayant d’après celui-ci « …fait preuve d’intelligence et d’activité dans cette branche… »; il reste en fonction jusqu’en février 1941, mais non plus à Paris évidemment, à Vichy à partir de septembre 1940.
En juin 1941, il sollicite l’autorisation de se présenter au concours d’admission à l'École de Police de SAINT-CYR au MONT- d’OR. Il est reçu et obtient la note de 12/20 à la dissertation proposée « L’expansion coloniale française » dont le correcteur juge qu’il y a « …quelques bonnes idées…notamment en ce qui concerne l’œuvre colonisatrice de la France… » et 14/20 au thème anglais.

  • Commissaire de police

Affecté provisoirement à LYON comme commissaire de 3ème classe, 3ème échelon, il est mis à la disposition du Préfet de Seine-et-Marne, à compter du 16 février 1942 et nommé à MELUN. Il semble avoir exercé ses fonctions à BRIE-COMTE-ROBERT ainsi qu’il est indiqué dans un arrêté de promotion à la 2ème classe «fait à Vichy le 24 juin 1944».

  • Résistant

Or, il a été déjà arrêté le 28 août 1943 par la Gestapo de Paris, transféré à son siège du 84 avenue Foch et déporté en Allemagne.
Déjà lorsqu’il était inspecteur en zone non occupée, il avait fait l’objet d’un certain nombre de reproches apparaissant dans ses bulletins de notation (et ceci en contradiction avec les rapports élogieux de ceux qui les avaient précédés avant-guerre).
En outre, un rapport copieux établi lors d’un contrôle à la ligne de démarcation le 1er mars 1941, où l’inspecteur Morel porta assistance à deux femmes employées des P.T.T à Vichy, mutées en zone occupée, montre que s’il n’est peut-être pas engagé officiellement dans la résistance, il n’hésite pas à « contourner » les « lois » du gouvernement français aux ordres des Allemands. L’inspecteur Général des services de Police criminelle, chargé de l’affaire adresse de sévères observations à l’intéressé, mais juge qu’elle « n’est susceptible d’aucun autre suite… » Le signataire de la note est M. Mondanel, ancien chef de l’inspecteur Morel.
Lorsqu’il est arrêté le 28 août 1943 par la police allemande, l’Intendant de police de Seine-et-Marne s’étant enquis des raisons de l’arrestation, reçoit une réponse du commandant de la Police de Sûreté KNOCHEN accusant Morel et le gendarme Louis BOCQUET arrêté en même temps que lui et qui seraient « …affiliés en qualité de membres au Groupe « La Libération » à BRIE-COMTE-ROBERT d’avoir organisé un parachutage d’armes dans la région de FLEROLLE. De plus, le commissaire Morel est coupable d’avoir aidé et laissé échapper un travailleur réfractaire.

R. Morel

 

Le 12 novembre 1945, le Secrétaire Général pour la Police de VERSAILLES produit une notice de renseignements sur Raymond Morel. Il y est dit qu’il appartenait au réseau « COHORS-ASTURIES » sous le pseudonyme « GASPARD ». Arrêté par la Gestapo et accusé d’« aide à puissance étrangère » il est déporté à BUCHENWALD et y meurt le 2 février 1944.

Il est inhumé au cimetière de Franconville.

Source Renée Wathier

Passy

  Hippolyte PASSY Par Allain PrigentBtn retour

 H. Passy

Claude-François Vélut de la Crosnière dernier représentant de cette famille, mourut le 24 juillet 1835 à Franconville. Par son testament du 21 septembre 1832, il nommait sa cousine sa légataire universelle. Marie Fourmont Tournay remariée en seconde noce à Hippolyte Passy.
Hippolyte Passy
devient propriétaire de la maison nommée plus tard «Suger» et s’installe à Franconville en 1835, il a quarante deux ans. Il réaménage le parc pour laisser réapparaître bosquets, parterres fleuris, pièces d’eau. La demeure a retrouvé son éclat. Cette maison avait beaucoup souffert de l’abandon de la part de ses propriétaires que par les déprédations de la révolution. Occupé par ses nombreuses fonctions, il venait à Franconville pour se reposer et recevoir ses relations. Hippolyte Passy, à la demande du maire Monsieur Chenel, intervint au près des autorités des Chemins de Fer du Nord pour établir une gare à Franconville.
Hippolyte Passy est né le 25 octobre 1793 à Garches, jour de la mort de Marie Antoinette. Il commence par une carrière militaire, admis à l’école de cavalerie de Saumur en 1809, il devint lieutenant de hussard en 1812. Il prend part aux dernières campagnes de Napoléon 1er, il participe à la campagne de Russie, de Leipzig. Il sera décoré Chevalier de la Légion d’honneur en 1813 par Napoléon. A la chute de l’empereur, hostile à la Restauration, il part aux Antilles et en Louisiane. Il va se passionner pour l’économie politique. De retour en France il s’intéresse à la politique et collabore aux journaux d’opposition et notamment au «National» dès sa création.
Sous la Monarchie de Juillet, il fut élu député le 28 octobre 1830 pour le département de l’Eure, économiste il fut rapporteur du budget, puis vice-président de la Chambre des députés. Il n’appartient plus à l’Assemblée constituante en1848. Ministre des finances en1834 dans l’éphémère ministère Maret, puis ministre du commerce et des travaux publics dans le gouvernement de Thiers. C’est en 1839 qu’il est de nouveau ministre des finances. Passy devint Pair de France le 16 décembre 1843, il fut promu Commandeur de la Légion d’Honneur le 24 avril 1845.
Sous la Deuxième République, il est nommé ministre des finances en 1848. Il appuya le gouvernement présidentiel jusqu’au coup d’état du 2 décembre 1851. Retiré de la vie politique il se consacre à l’abolition de l’esclavage, de la colonisation et sera défenseur du libre-échange. Fondateur en 1834 de la Société française pour l’abolition de l’esclavage et en 1845 de la Société d’économie politique.
Hippolyte Passy décède à 86 ans le 1er juin 1880

Personnalités diverses

Auteurs, comédiens, médecins, musiciens, peintres, sportifsBtn page precedente  par Pierre Boisaubert

 

Un certain nombre de personnes du monde de la culture et du sport a vécu à Franconville. En voici la liste :

Alerte David Alerte né le 18 septembre 1984 à La Trinité est un athlète français spécialiste du 200 mètres. Il se révèle durant la saison 2005 en décrochant deux médailles d'or lors des Championnats d'Europe espoirs. 
Benzi Roberto BENZI né le 12 décembre 1937 à Marseille, est un chef d'orchestre et pianiste franco-italien. Enfant prodige, il dirige son premier concert à six ans. Le 19 février 2007 le Ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres inaugure la nouvelle école de musique en présence  de Roberto Benzi de retour sur les lieux de son enfance.
J. Daurand
Jean Daurand nom d'artiste de Jean Barniaud, est un acteur français né dans le 14e arrondissement de Paris le 21 juin 1913, mort à Argenteuil le 11 mars 1989. Les parents de Jean Daurand sont tous les deux comédiens au «Grand Guignol» et c'est naturellement qu'il devient comédien à l'âge de 15 ans. Il ne devient véritablement connu que lorsqu'il devient l'inspecteur Dupuy, l'adjoint de l'inspecteur Bourrel joué par Raymond Souplex, dans la série télévisée «Les Cinq Dernières Minutes» Il a terminé ses jours à Franconville. Il est mort dans une clinique à Argenteuil.
M. lEnfant  Marcel l'Enfant  peintre impressionniste, né à Paris (10ème) le 8 décembre 1884 et décédé le 25 janvier 1963 à Franconville où il a vécu avec son épouse Jeanne de 1923 à sa mort sans laisser d'enfants. Ses dernières années furent difficiles en raison d'une cécité. Son atelier se situait au " Buisson" au 133 de la Chaussée Jules César.
Ghezielle

Bouchra Ghezielle née Bouchra Ben Thami le 19 mai 1979 à Khémisset au Maroc, est une athlète française, pratiquant le demi fond. Elle s'installe en France en 2000. Elle devient française en janvier 2005. Elle reprend la piste et, après avoir battu deux records de France en 2005, elle participe aux Championnats du monde d'athlétisme, elle obtient une médaille de bronze.

 

Gobillot Frédéric GOBILLOT né à Argenteuil en 1967, il a suivi des études de vétérinaire. Parallèlement à l'exercice de sa profession, il se lance dans l'écriture. Une partie de ses nouvelles sont éditées dans diverses revues. Il reçoit le prix spécial fiction Annie Ernaux en 2005. Fin 2013, il édite le premier livre du Cycle de l'Eveil. En 2014, le roman jeunesse "Nous sommes un".
Hanany Mickaël Hanany né le 25 mars 1983 à Vitry-sur-Seine, est un athlète français spécialiste du saut en hauteur, détenteur du record de France avec 2,34 m. Il obtient ainsi sa qualification pour les Jeux olympiques de 2008. Il remporte les championnats de France avec un saut de 2,28 m. En 2013, aux jeux de la Franchophonie il se classe deuxième avec un saut de 2,30m. Il a été membre du club d'athlétisme de Franconville.
Koubba Hassan Koubba né le 1er mars 1973 à Thionville, comédien. Il est remarqué en 1995 dans Zone Franche, film de Paul Vecchiali, et depuis il enchaîne les rôles au cinéma et à la télévision. De 2005 à 2010, il interprète un lieutenant de police (Micky) d'une série télévisée, Diane, femme flic. En 2013, il fait une apparition dans Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne. En 2015, Il interprète un rôle dans le film « The 15:17 to Paris » retraçant l'histoire des trois militaires américains ayant maîtrisé le terroriste du thalys.
Lorie Lorie de son vrai nom Laure Pester est une chanteuse et comédienne française née le 2 mai 1982 au Plessis-Bouchard, dans le Val-d'Oise. Passionnée par le patinage artistique, elle s'inscrit en section sport-étude au collège. Elle est contrainte d'abandonner à la suite d’une blessure, quelques mois avant les championnats de France. Elle poursuit sa scolarité au lycée Jean-Monnet. Lorie choisit de se lancer dans la chanson. Elle connaît le succès au début des années 2000 avec des chansons destinées à un jeune public. Elle participe à plus de 250 concerts, vendant un  total de 7 millions de disques, un million de DVD et 500 000 livres. Depuis 2008, elle est également actrice, jouant notamment dans plusieurs téléfilms. Lorie a passé sa jeunesse à Franconville.
Massacra Massacra de 1987à 1997,
musicien du groupe français «Death Metal» (Le death metal est un sous-genre musical extrême du heavy metal. Il emploie généralement des guitares très distordues, des tremolo picking, des growling profonds, des blast beats, les gammes mineures et des structures complexes avec de multiples changements de tempo).
NGog David N'Gog né le 1er avril 1989 à Gennevilliers (Hauts-de-Seine, France), est un footballeur français qui évolue au poste d'attaquant. Il joue à Franconville, club partenaire du PSG. Il participe à une journée de détection organisée par le club et est pris au centre de préformation. Il fait sa première apparition contre les Girondins de Bordeaux. Il poursuit sa carrière dans différents club, tel que le Liverpool FC, le Bolton FC, le Swansea AFC, le Stade de Reims, le Paniónios GSS, le Ross County et le Budapest Honvéd.
Rabésandratana Éric Rabésandratana footballeur français d'origine malgache né le 18 septembre 1972 à Épinay-sur-Seine. Ancien joueur du PSG a été joueur du FC Franconville Plessis Bouchard. Il évolue au poste de milieu de terrain ou de défenseur central.
Witkowski Gustave-Joseph Witkowski né le 21 mars 1844 à Nevers et mort le 24 janvier 1922 à Paris, est un médecin, historien, anthropologue et vulgarisateur français. Il s’inscrit à l'École de médecine de Paris, où il est reçu externe des hôpitaux de Paris. En 1872, il soutient sa thèse de doctorat, intitulée « De la méthode à suivre dans l'examen clinique des maladies des yeux ». Il s’établit ensuite médecin à Franconville (Seine-et-Oise), ville dont il devient, en 1875, conseiller municipal. Il est même membre, de 1880 à 1883, de la commission du bureau de bienfaisance et de la commission des chemins vicinaux. En 1877, il devient médecin de la Compagnie des chemins de fer du Nord, fonction qu’il assure jusqu’en 1888. En 1888, il s’installe médecin, à Paris. Il décède le 24 janvier 1923.

Saint Denis et les rois de France


Saint Denis et les ROIS de FRANCE ParAllain PRIGENTBtn retour

St Denis et les rois

La basilique suscita au fil des siècles passions, rejets et abandon au gré de la volonté royale et politique. Elle fut abandonnée durant un siècle par les Mérovingiens et les Carolingiens. L’abbaye est associée à un changement de dynastie avec Hugues Capet en 996 et devient le lieu d’inhumation de la royauté. Suger au XII siècle affirme l’importance du rôle de la nécropole de la basilique, les sépultures royales se trouvent comme de droit naturel en l’église de Saint Denis. La fausse donation de Charlemagne en 813, que les moines n’hésitent pas à produire, stipule qu’en remerciement des victoires remportées sur les païens, il donne la France en fief à Saint Denis où le roi doit être sacré, celui-ci dépose sa couronne sur l’autel des martyrs en offrant quatre pesants d’or afin de montrer qu’il reçoit le royaume en héritage de Dieu et des Saints. Les rois se succèdent et les liens entre abbaye et monarchie se renforcent, Saint Denis devient au XII siècle dépositaire unique des « Régalia » alors conservés dans le Trésor de l’abbaye et apportés solennellement à Reims par l’abbé de Saint Denis le jour du sacre.

Les églises successives
La chapelle de Sainte Geneviève

C’est vers 475 que Sainte Geneviève décida d’élever une chapelle à l’endroit où reposait les restes de Saint Denis et de ses compagnons Rustique et Eleuthère. Les substructures d’époque mérovingienne indiquent un édifice de dimensions importantes dépassant celles d’un simple oratoire.

L’église de Dagobert

Dagobert devenu roi en 622, fit élever une basilique dans laquelle il voulu reposer ayant par dévotion choisi d’être auprès des reliques des saints martyrs fit orner le sanctuaire existant. Saint Eloi orna le sanctuaire existant, prodigua tout son art dans la construction et l’ornementation d’un nouveau tombeau, les reliques y furent solennellement mises en place le 24 février 636. Ce fut le 19 janvier 638 que Dagobert fut le premier roi à être inhumé dans l’église auprès de Saint Denis.

L’église carolingienne

Fulrad, abbé de Saint Denis, apparenté aux Héristal, est chargé par Pépin le Bref d’entrer en pourparlers avec le pape Zacharie en 751, sur une éventuelle substitution aux Mérovingiens. Le 28 juillet 754 le pape Étienne II successeur de Zacharie, donnait l’onction à Pépin, sa femme Berthe et à ses deux fils Carles, le futur Grand et Carloman, dans une nouvelle église mise en chantier quatre ans auparavant. Ce sacre avait une portée historique dépassant le cadre de notre pays, ainsi fut conclue au tombeau de Saint Denis l’alliance de la France et de la papauté. Pépin voulu y être enterré au seuil de la basilique, en signe d’humilité, pour que tous ses sujets passent sur son corps. Cette église sera terminé sous Charlemagne le 24 février 775 qui assistera en personne à la dédicace de cette abbatiale carolingienne.
Toutes ses richesses ne devait pas résister aux invasions normandes qui provoquèrent plusieurs fois l’abandon de l’abbaye, en 841 Hilduin fuit en Gatinais, en 857 le monastère est pillé, les reliques portées à Nogent sur Seine et en 876 emmenées à Laon. Les abbés réorganisent l’administration de leurs importants domaines que l’anarchie du X° siècle rendait difficile. Il faudra attendre Suger pour voir un plan d’ensemble grandiose se réaliser.

L’église de l’Abbé Suger

Peu d’hommes eurent un tel rayonnement personnel sur leurs contemporains. Peu nombreux aussi ceux qui ont laissé tant de traces de leur passage. Rien par ailleurs ne semblait l’appeler à jouer un jour un tel rôle dans des domaines où devait s’exercer ses multiples compétences. Homme de petite stature mais d’un esprit vigoureux il s’imposera grâce à la valeur de ses dons exceptionnels.
Né de famille pauvre à Saint Denis, il entre à l’abbaye comme oblat. Là il rencontre le fils du roi Philippe I°, le futur Louis VI le gros qui devient son compagnon de jeux et d’études, leur amitié ne se démentira jamais. Cette amitié fait de lui un familier du palais royal ; il sera de ce fait le conseiller de Louis VI comme plus tard de son fils Louis VII le jeune dont il dirigea l’éducation. Après avoir rempli plusieurs charges importantes, assisté à plusieurs conciles, il sera élu abbé de St Denis en 1122. Il fut un trait d’union entre les deux régimes qui totalisent tous deux soixante treize années de règne. Louis VII partit pour la croisade entre 1147 et 1149, Suger fut nommé Régent du royaume.
Jusqu'à sa mort il œuvra au renforcement du pouvoir royal et à l’amélioration de la justice. Il conseilla aux deux souverains qu’il servit, de s’appuyer sur les bourgeois des villes contre les féodaux pillards et indisciplinés. Aux villes qui le demandaient furent accordées des chartres, où étaient consignés les droits concédés par le roi : la faculté de rendre la justice, de s’armer, de lever des impôts. Vers la fin de sa vie il écrivit la biographie de ces deux rois.
Il se consacra à la reconstruction de la basilique de Saint Denis. Le triste état de la basilique carolingienne l’avait toujours ému. Il avait été témoin de ses dangers et de ses insuffisances aux jours d’influence. Devenu abbé, il se met à l’œuvre et réunit les plus habiles ouvriers : architectes, orfèvres, verriers, sculpteurs. Il choisit la pierre d’une carrière de Pontoise, le marbre d’Italie, le bois de la forêt d’Yvelines, or argent et pierres précieuses. En 1130 il fait édifier une nouvelle façade ouest, il agrandit l’abbatiale en remaniant le narthex, l’avant nef, d’une façade dotée pour la première fois d’une rose et de trois portails de grande dimensions. Le 9 juin 1140 cette façade est flanquée de deux tours et le 11 juin 1144 le chevet est consacré. Louis VII assistait à la cérémonie en compagnie de la reine Aliénor d’Aquitaine. Lorsque la reconstruction de Saint Denis, premier édifice gothique, fut achevée, Suger fit graver au bas d’un vitrail : « moi-même, Suger, en ai dirigé les travaux ».
Suger ne put toutefois achever la construction rêvée. Sa mort survint le 17 janvier 1151.

Domaine Dionysien

En 880 suite aux invasions normandes, les francs construisent le château du Mail situé entre Sannois et Franconville, en bordure du chemin du fort de Cormeilles. Ce château très bien situé, permet de découvrir la vallée et de protéger Saint Denis. Il sera détruit par le régent, futur Charles V lors de la captivité de son père Jean le Bon, par les anglais. Progressivement, l’abbaye de Saint Denis étend ses pouvoirs sur le domaine de Franconville, domaine appelé « Clos Saint Denis », par des acquisitions successives, des échanges, des donations. Une route se crée de Saint Denis à Pontoise et peu à peu des habitations vont apparaitre le long de cette nouvelle voie.
Avec l’avènement d’Hugues Capet (987-996), nous assistons à la formation du pouvoir royal. L’Ile de France constitue le berceau du domaine royal et Franconville en fait partie. Les anciens souverains Mérovingiens et Carolingiens, par leurs libéralités au profit de l’abbaye de Saint Denis, en firent le plus important propriétaire foncier.
Du XIII° aux XVIII° siècles la Basilique continue d’être mêlée à tous les évènements de l’histoire nationale. C’est là que les rois viennent lever l’Oriflamme pour aller à la guerre. C’est là que Jeanne d’Arc offre un trophée pris aux anglais et dépose ses armes après l’insuccès du siège de Paris en 1429. C’est là qu’Henri IV abjure le protestantisme en 1593. C’est là que Bossuet prononce en présence de Louis XIV l’oraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche en 1683. Si l’abbaye reste le haut lieu des grandes cérémonies royales jusqu’à la Révolution, elle va subir un continuel déclin ; après les guerres de religion, le déclin s’accentue. Louis XIV ne souscrit pas au projet présenté par Colbert d’élever une chapelle funéraire pour les Bourbons.
Le décret de l’Assemblée nationale du 18 février 1790 supprimait les ordres monastiques et le 12 septembre 1792 les bénédictins de l’abbaye chantaient leur dernier office.
Franconville sera partagé de sa création par les moines de l’Abbaye à la Révolution entre les puissants seigneurs de Montmorency et la riche abbaye de Saint Denis.

Schueller Eugène

       Schueller jeuneEugène SCHUELLER (1881-1957) Fondateur de L'ORÉAL Par Aldo SalvadorBtn retour

 

 

  DSCN5513DSCN5510
Créateur génial et patron avisé de la société L'Oréal, Monsieur Eugène Schueller possédait une propriété à Franconville. Située à flanc de colline dans un grand parc arboré, une belle villa toute blanche qui portait bien son nom : la Villa Bianca.
Cette grande propriété surplombait la ville et s'étendait sur toute la longueur de la rue Soldini. Monsieur Schueller y venait assez régulièrement jusqu'à son décès en 1957. La vill
a encore présente aujourd'hui a gardé sa silhouette d'origine malgré les années.


rolls Royce voiture« Dans le début des années cinquante, lorsque nous empruntions la rue Soldini le matin pour nous rendre à l'école, on pouvait apercevoir ce monsieur à l'air affable et de petite taille qui sortait de chez lui en costume et serviette pour monter dans sa magnifique voiture, avancée par son chauffeur devant sa villa. Une grosse voiture noire toujours parfaitement lustrée, avec d'énormes phares ronds et une imposante calandre aux chromes éclatants surmontée d’une statuette : une Rolls Royce.

Quelques pas derrière lui, son chien, un magnifique Setter irlandais le suivait fidèlement et l'accompagnait jusqu'à la voiture en balançant la queue puis revenait se coucher nonchalamment sur la grande marche arrondie de la porte d'entrée pour garder la maison...et regarder les passants.

Bettencourt coupleIl nous arrivait aussi quelquefois de rencontrer un jeune couple : Sa fille Liliane, accompagnée de son mari, André Bettencourt (mariés en 1950) qui se promenaient en toute simplicité dans le quartier pour en apprécier le bon air, le calme, et le panorama (rue des Coteaux, rue des Belles vues.... ».
Mais, revenons à Eugène Schueller, ses origines, son parcours et à la formidable success-story  du groupe L'Oréal dont il a été le fondateur.
Eugène Paul Louis Schueller est né à Paris le 20 mars 1881 dans l'arrière boutique de la boulangerie-pâtisserie de ses parents au 124 rue du Cherche-Midi (Paris 6ème). Ses parents, Charles et Amélie sont d'origines très modestes. Charles, fils d'un cordonnier, était cuisinier à Illfurth en Alsace et Amélie Denizot, fille d'un artisan taillandier, était domestique chez un boulanger de Sergines en Bourgogne.
De leur union ils eurent cinq garçons, mais seul Eugène survécut.
Les parents Schueller ont pour ambition de donner une bonne éducation à leur fils unique pour le préparer à affronter les vicissitudes de la vie. Eugène devient un élève studieux, brillant et courageux, qui après un parcours scolaire exemplaire, termine ses études à l’École nationale supérieure de chimie de Paris, dont il sortira lauréat de sa promotion en 1904.
Il devient ainsi promu assistant-préparateur d'un professeur de la Sorbonne (le professeur Victor Auger) puis chef-préparateur à la Pharmacie centrale de France. Il aurait pu faire une carrière brillante de professeur d'université, mais, un beau jour, un coiffeur bouleverse son destin en demandant s'il était possible de mettre au point une teinture capillaire totalement fiable et surtout inoffensive (pour couvrir les cheveux blancs) contrairement à celles disponibles qui posaient de nombreux problèmes.
Passionné par cette demande, dont le sujet pouvait pourtant paraître futile à l'époque, il se porte unique volontaire parmi ses collègues pour s'atteler à ce problème.
l fait de nombreux essais et réussit en 1907 (à 26 ans) à mettre au point sur la paillasse d'évier de son petit deux-pièces du 3 rue d'Alger à Paris, une formule de coloration chimique pour cheveux qu'il baptise l'Auréale qui va inspirer plus tard le nom de sa firme. Ce nom viendrait d'une coiffure féminine très en vogue à l'époque.
Il décide alors de déposer un brevet (le 31 décembre 1907) pour protéger son invention, et avec quelques économies (800 Frs) réalisées sur son salaire il donne sa démission à la Pharmacie centrale de France en janvier 1908.

Schueller bureauIl installe son entreprise dans son deux-pièces qui fait office à la fois de bureau et de salle de démonstration pour les coiffeurs.
Il fabrique ses teintures chez lui la nuit et le jour visite les coiffeurs-barbiers du quartier et autres salons de beauté pour les vendre, mais il ne rencontre pas le succès espéré...
Une nouvelle rencontre va donner un élan inattendu à son projet en la personne d'André Spéry, originaire d’Épernay et comptable de son métier chez Cusenier (les spiritueux).
Ce dernier vient de toucher récemment la somme de 25.000 Frs d'un héritage et, fasciné par l’enthousiasme d'Eugène Schueller, propose de mettre cette somme à sa disposition pour l'aider à réaliser son projet.
C'est ainsi qu'ensemble ils décident de fonder le 30 juillet 1909 la Société française de teintures inoffensives pour cheveux (société en nom collectif) domiciliée au 7 bis rue du Louvre (Paris 1er). Ils embauchent pour cela un représentant et un démonstrateur, ancien coiffeur à la Cour impériale de Russie.
Ce fut la première pierre du gigantesque empire de L’Oréal, qui par une formidable success story deviendra plus tard le numéro un mondial des cosmétiques.
Entre-temps, le jeune inventeur se marie le 28 octobre 1909 avec Louise Madeleine Berthe Doncieux (pianiste, professeur de solfège et femme d’affaires).
Après l’intermède de la Première Guerre mondiale (où il est sous-lieutenant d’artillerie) pendant lequel il avait laissé les commandes à son épouse, il reprend son parcours d’industriel dès son retour, poursuivant l’expansion de son entreprise.
La famille s’agrandit, car leur fille Liliane naît le 21 octobre 1922 à Paris.
Convaincu de l’efficacité de la publicité pour favoriser son expansion, il lance en 1923 un magazine L’Oréal Bulletin qui est largement diffusé dans tous les salons de coiffure.
Malheureusement, le 27 octobre 1927 son épouse décède, le laissant seul avec sa fille Liliane qui vient tout juste d’avoir 5 ans.
Poursuivant son expansion, il diversifie ses activités avec l’acquisition en 1928 de la Société des savons français (plus connue sous le nom de sa marque Monsavon) Schueller pub Monsavon
et développe (en 1929) la teinture rapide Imédia dont la mode des cheveux courts pour les femmes favorise le succès.
En 1932 Eugène Schueller se remarie avec Annie Grace Burrows (1897-1961).
Schueller pub DopSchueller pub Ambre solaireEn 1934 il lance le fameux shampoing Dop et un nouveau magazine féminin promotionnel de ses produits Votre beauté (dont l’ami François Mitterrand deviendra le directeur général en 1945).
En 1935 il met au point Ambre Solaire (au moment des premiers congés payés).

Son associé, André Spéry décède en 1936 et la société devient une SARL.
Une nouvelle société (SA) est créée le 5 avril 1939 sous le nom de Société L’Oréal qui installe son siège social à la prestigieuse adresse du 14 rue Royale à Paris (8ème) où elle est encore aujourd’hui.
En 1938 il met en place dans son entreprise le salaire proportionnel qui suit l’évolution du chiffre d’affaire.
En 1945 la première permanente à froid Oréol est mise au point. La société compte déjà 25 chercheurs.
En 1950 André Bettencourt (1919-2007) homme politique, ancien ministre et ami de jeunesse d’Eugène Schueller, intègre la direction de L’Oréal et épouse sa fille Liliane le 8 juin 1950.
En 1952 la coloration directe Régé-Color est lancée sur le marché.
Le groupe acquiert ensuite les Laboratoires Industriels de Vichy qui lui permettront d’accéder au circuit de distribution des pharmacies.
Au décès de son père à l’âge de 76 ans (le 23 août 1957 à Paris) Liliane héritera du groupe L’Oréal, leader des produits cosmétiques et de beauté.
François Dalle, ancien cadre de l’usine Monsavon de Clichy puis de L’Oréal devient PDG du groupe.

Le fondateur avait confié vers la fin de sa vie :

« Je suis un homme de petites et moyennes entreprises,

Dalle est l’homme des grandes perspectives, c’est lui qui fera L’Oréal ».

 A la suite d’Eugène Schueller, plusieurs dirigeants se succèderont à la tête du groupe L’Oréal :
François Dalle de 1957 jusqu’en novembre 1984
Charles Zviak :              jusqu’en septembre 1988
Lindsay Owen-Jones :  jusqu’en mars 2011
Jean-Paul Agon Directeur général à partir d’avril 2016,
Président-directeur général depuis mars 2011
Tous resteront fidèles aux valeurs transmises par son créateur qui avait fondé son action avec succès sur la recherche, le développement, l’innovation et aussi sur…la publicité.
Chacun d’eux a apporté ses compétences et son talent pour contribuer à développer le groupe L’Oréal et faire qu’il soit aujourd’hui un des fleurons de l’industrie française reconnu dans le monde entier.

Voici quelques chiffres du Groupe L’Oréal (2015)
1er groupe cosmétique mondial (source : WWD Beauty’s top avril 2015)
Portefeuille unique et international de 32 marques complémentaires
82900 collaborateurs dans le monde
497 brevets déposés en 2015
25,3 Mds € de chiffre d’affaire
Que de chemin parcouru (en 110 ans) depuis 1907 et les premiers essais de ce créateur génial dans la cuisine de son petit deux-pièces parisien… !

Marques

Schueller Eugène sans Btn_retour

       Schueller jeuneEugène SCHUELLER (1881-1957) Fondateur de L'ORÉAL Par Aldo Salvador

 

 

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Créateur génial et patron avisé de la société L'Oréal, Monsieur Eugène Schueller possédait une propriété à Franconville. Située à flanc de colline dans un grand parc arboré, une belle villa toute blanche qui portait bien son nom : la Villa Bianca.
Cette grande propriété surplombait la ville et s'étendait sur toute la longueur de la rue Soldini. Monsieur Schueller y venait assez régulièrement jusqu'à son décès en 1957. La vill
a encore présente aujourd'hui a gardé sa silhouette d'origine malgré les années.


rolls Royce voiture« Dans le début des années cinquante, lorsque nous empruntions la rue Soldini le matin pour nous rendre à l'école, on pouvait apercevoir ce monsieur à l'air affable et de petite taille qui sortait de chez lui en costume et serviette pour monter dans sa magnifique voiture, avancée par son chauffeur devant sa villa. Une grosse voiture noire toujours parfaitement lustrée, avec d'énormes phares ronds et une imposante calandre aux chromes éclatants surmontée d’une statuette : une Rolls Royce.

Quelques pas derrière lui, son chien, un magnifique Setter irlandais le suivait fidèlement et l'accompagnait jusqu'à la voiture en balançant la queue puis revenait se coucher nonchalamment sur la grande marche arrondie de la porte d'entrée pour garder la maison...et regarder les passants.

Bettencourt coupleIl nous arrivait aussi quelquefois de rencontrer un jeune couple : Sa fille Liliane, accompagnée de son mari, André Bettencourt (mariés en 1950) qui se promenaient en toute simplicité dans le quartier pour en apprécier le bon air, le calme, et le panorama (rue des Coteaux, rue des Belles vues.... ».
Mais, revenons à Eugène Schueller, ses origines, son parcours et à la formidable success-story  du groupe L'Oréal dont il a été le fondateur.
Eugène Paul Louis Schueller est né à Paris le 20 mars 1881 dans l'arrière boutique de la boulangerie-pâtisserie de ses parents au 124 rue du Cherche-Midi (Paris 6ème). Ses parents, Charles et Amélie sont d'origines très modestes. Charles, fils d'un cordonnier, était cuisinier à Illfurth en Alsace et Amélie Denizot, fille d'un artisan taillandier, était domestique chez un boulanger de Sergines en Bourgogne.
De leur union ils eurent cinq garçons, mais seul Eugène survécut.
Les parents Schueller ont pour ambition de donner une bonne éducation à leur fils unique pour le préparer à affronter les vicissitudes de la vie. Eugène devient un élève studieux, brillant et courageux, qui après un parcours scolaire exemplaire, termine ses études à l’École nationale supérieure de chimie de Paris, dont il sortira lauréat de sa promotion en 1904.
Il devient ainsi promu assistant-préparateur d'un professeur de la Sorbonne (le professeur Victor Auger) puis chef-préparateur à la Pharmacie centrale de France. Il aurait pu faire une carrière brillante de professeur d'université, mais, un beau jour, un coiffeur bouleverse son destin en demandant s'il était possible de mettre au point une teinture capillaire totalement fiable et surtout inoffensive (pour couvrir les cheveux blancs) contrairement à celles disponibles qui posaient de nombreux problèmes.
Passionné par cette demande, dont le sujet pouvait pourtant paraître futile à l'époque, il se porte unique volontaire parmi ses collègues pour s'atteler à ce problème.
l fait de nombreux essais et réussit en 1907 (à 26 ans) à mettre au point sur la paillasse d'évier de son petit deux-pièces du 3 rue d'Alger à Paris, une formule de coloration chimique pour cheveux qu'il baptise l'Auréale qui va inspirer plus tard le nom de sa firme. Ce nom viendrait d'une coiffure féminine très en vogue à l'époque.
Il décide alors de déposer un brevet (le 31 décembre 1907) pour protéger son invention, et avec quelques économies (800 Frs) réalisées sur son salaire il donne sa démission à la Pharmacie centrale de France en janvier 1908.

Schueller bureauIl installe son entreprise dans son deux-pièces qui fait office à la fois de bureau et de salle de démonstration pour les coiffeurs.
Il fabrique ses teintures chez lui la nuit et le jour visite les coiffeurs-barbiers du quartier et autres salons de beauté pour les vendre, mais il ne rencontre pas le succès espéré...
Une nouvelle rencontre va donner un élan inattendu à son projet en la personne d'André Spéry, originaire d’Épernay et comptable de son métier chez Cusenier (les spiritueux).
Ce dernier vient de toucher récemment la somme de 25.000 Frs d'un héritage et, fasciné par l’enthousiasme d'Eugène Schueller, propose de mettre cette somme à sa disposition pour l'aider à réaliser son projet.
C'est ainsi qu'ensemble ils décident de fonder le 30 juillet 1909 la Société française de teintures inoffensives pour cheveux (société en nom collectif) domiciliée au 7 bis rue du Louvre (Paris 1er). Ils embauchent pour cela un représentant et un démonstrateur, ancien coiffeur à la Cour impériale de Russie.
Ce fut la première pierre du gigantesque empire de L’Oréal, qui par une formidable success story deviendra plus tard le numéro un mondial des cosmétiques.
Entre-temps, le jeune inventeur se marie le 28 octobre 1909 avec Louise Madeleine Berthe Doncieux (pianiste, professeur de solfège et femme d’affaires).
Après l’intermède de la Première Guerre mondiale (où il est sous-lieutenant d’artillerie) pendant lequel il avait laissé les commandes à son épouse, il reprend son parcours d’industriel dès son retour, poursuivant l’expansion de son entreprise.
La famille s’agrandit, car leur fille Liliane naît le 21 octobre 1922 à Paris.
Convaincu de l’efficacité de la publicité pour favoriser son expansion, il lance en 1923 un magazine L’Oréal Bulletin qui est largement diffusé dans tous les salons de coiffure.
Malheureusement, le 27 octobre 1927 son épouse décède, le laissant seul avec sa fille Liliane qui vient tout juste d’avoir 5 ans.
Poursuivant son expansion, il diversifie ses activités avec l’acquisition en 1928 de la Société des savons français (plus connue sous le nom de sa marque Monsavon) Schueller pub Monsavon
et développe (en 1929) la teinture rapide Imédia dont la mode des cheveux courts pour les femmes favorise le succès.
En 1932 Eugène Schueller se remarie avec Annie Grace Burrows (1897-1961).
Schueller pub DopSchueller pub Ambre solaireEn 1934 il lance le fameux shampoing Dop et un nouveau magazine féminin promotionnel de ses produits Votre beauté (dont l’ami François Mitterrand deviendra le directeur général en 1945).
En 1935 il met au point Ambre Solaire (au moment des premiers congés payés).

Son associé, André Spéry décède en 1936 et la société devient une SARL.
Une nouvelle société (SA) est créée le 5 avril 1939 sous le nom de Société L’Oréal qui installe son siège social à la prestigieuse adresse du 14 rue Royale à Paris (8ème) où elle est encore aujourd’hui.
En 1938 il met en place dans son entreprise le salaire proportionnel qui suit l’évolution du chiffre d’affaire.
En 1945 la première permanente à froid Oréol est mise au point. La société compte déjà 25 chercheurs.
En 1950 André Bettencourt (1919-2007) homme politique, ancien ministre et ami de jeunesse d’Eugène Schueller, intègre la direction de L’Oréal et épouse sa fille Liliane le 8 juin 1950.
En 1952 la coloration directe Régé-Color est lancée sur le marché.
Le groupe acquiert ensuite les Laboratoires Industriels de Vichy qui lui permettront d’accéder au circuit de distribution des pharmacies.
Au décès de son père à l’âge de 76 ans (le 23 août 1957 à Paris) Liliane héritera du groupe L’Oréal, leader des produits cosmétiques et de beauté.
François Dalle, ancien cadre de l’usine Monsavon de Clichy puis de L’Oréal devient PDG du groupe.

Le fondateur avait confié vers la fin de sa vie :

« Je suis un homme de petites et moyennes entreprises,

Dalle est l’homme des grandes perspectives, c’est lui qui fera L’Oréal ».

 A la suite d’Eugène Schueller, plusieurs dirigeants se succèderont à la tête du groupe L’Oréal :
François Dalle de 1957 jusqu’en novembre 1984
Charles Zviak :              jusqu’en septembre 1988
Lindsay Owen-Jones :  jusqu’en mars 2011
Jean-Paul Agon Directeur général à partir d’avril 2016,
Président-directeur général depuis mars 2011
Tous resteront fidèles aux valeurs transmises par son créateur qui avait fondé son action avec succès sur la recherche, le développement, l’innovation et aussi sur…la publicité.
Chacun d’eux a apporté ses compétences et son talent pour contribuer à développer le groupe L’Oréal et faire qu’il soit aujourd’hui un des fleurons de l’industrie française reconnu dans le monde entier.

Voici quelques chiffres du Groupe L’Oréal (2015)
1er groupe cosmétique mondial (source : WWD Beauty’s top avril 2015)
Portefeuille unique et international de 32 marques complémentaires
82900 collaborateurs dans le monde
497 brevets déposés en 2015
25,3 Mds € de chiffre d’affaire
Que de chemin parcouru (en 110 ans) depuis 1907 et les premiers essais de ce créateur génial dans la cuisine de son petit deux-pièces parisien… !

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Vaquier

 André VAQUIER  1886-1976 Par Allain PrigentBtn retour

 Né le 12 septembre 1886 à Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre et Loire). Il resta attaché à son pays natal, venu jeune dans la région parisienne. Il fit ses études au lycée Henri IV de Paris. Préférences historiques dans les études lui valurent d’être désigné pour les épreuves du concours général. Ce fut là pour André Vaquier son premier envol vers sa future carrière de Chartiste. En novembre 1906, il fut admis au concours de l’École Nationale des Chartes. Le 10 février 1911, il fut nommé archiviste-paléographe, après avoir soutenu une thèse sur un sujet d’histoire : La grande confrérie Notre-Dame aux prêtres et aux bourgeois de Paris.
VaquierIl s’était déjà orienté vers l’histoire de la région parisienne, et il devait consacrer à cette histoire la majeure partie de son œuvre. L’Institut de France a récompensé cette œuvre par l’attribution d’un prix qui compte parmi les plus recherchés.
C’est d’ailleurs dans l’Ile de France que se déroula sa vie professionnelle. Il entra le 15 septembre 1913 à la Bibliothèque historique de la ville de Paris.
Puis ce fut la guerre de 1914-1918 : il reçut le grade de lieutenant et deux belles citations.
A la Bibliothèque historique de la ville de Paris, on lui doit en particulier l’aménagement d’un fonds important relatif à la Révolution de 1848 et la mise en ordre de la vaste série Actualités, où sont classés des articles de journaux et autres informations sur les évènements quotidiens de Paris.
André Vaquier nous apporte de nombreux écrits : note sur L’hôpital Saint Louis ; L’histoire et le roman dans « les Dieux ont soif »
De nouveau militaire en 1940, fait prisonnier, il connut durant une année les tristesses de la captivité dans le morne Oflag XIII, près de Nuremberg. Libéré il poursuit sa carrière à la Bibliothèque historique ; conservateur, il fut admis à la retraite en 1946.
A la retraite, il pu se livrer à d’importantes études sur l’histoire de Paris. Fixé à Franconville il fut amené à s’intéresser au passé de notre région.

Bibliographie pour Franconville

C’est pour Franconville que la bibliographie d’André Vaquier est particulièrement ample et importante.
Les jardins du comte d’Albon à Franconville-la-Garenne, dans Paris et Ile-de-France, Mémoires publiées par la Fédération des Soc. Hist. et archéol. tome VIII 1956.
Un philanthrope méconnu : Cadet de Vaux (1743-1828) avec appendice sur les idées originales de Cadet de Vaux. 1957-1958
Les quarante-huit verres d’eau chaude de Cadet de Vaux Ed. en 1959
La Constitution civile du clergé à Franconville-la-Garenne dans Mém. Soc. Hist. de Pontoise 1960
Le droit pour Franconville-la-Garenne a un lit à l’hôpital d’Argenteuil 1960
Les deux aveugles de Franconville (1794) Ed. en 1961
Du nom de Franconville dans Mém. Soc.hist. Pontoise 1965
La société populaire de Franconville dans Mém. Soc.hist. Pontoise 1967
Notes sur la poste à Franconville dans Bull. Soc.hist. Pontoise 1969 n°14
Une famille d’échevins parisiens au début du XVIII siècle, les Boutet dans Bull. Soc.hist. Pontoise 1972 n°17-18
Une demeure en péril à Franconville
Lettre de Jean-Julien Avoine, évêque constitutionnel de Versailles du 4 mars 1793 (mariage célébré à Franconville) extrait de la revue d’histoire de l’église de France.
La confrérie de Charité de Franconville-la-Garenne (1754-1791) dans Mém. Soc.hist. Pontoise LXV, 1975
Si Franconville m’était conté, dans Bull. Soc.hist. Pontoise 1977 n°23
Inventaire des archives municipales de Franconville-la-Garenne

  Musée Cadet de Vaux

En novembre 1975, ouverture du musée concernant un ensemble de documents sur la vie locale et sur les personnages marquants qui vécurent à Franconville sous la Révolution.


Source : Société Historique et Archéologique de Pontoise et Vexin (bull. semestriel n° 23

Warendeuf André new

                 André WARENDEUFBtn retour Par Pierre Boisaubert

Celui que l'on surnommait "la légende vivante" de Franconville
Après Jean Veillon, historien d'Eaubonne, c'est André Warendeuf, une autreWarandeuf personnalité de la Vallée de Montmorency qui vient de nous quitter à l'âge de 94 ans. L’histoire de Franconville n’avait plus de secret pour lui. Il a participé à tous les livres parus sur la ville. Il aimait rappeler que le livre collectif "En passant par Franconville" a nécessité deux ans de travail de la part du comité de rédaction. Il était chargé des chapitres des mairies et… des écoles ! Il y a quelques années, il a encore aidé Jean-Pierre Debard dans la réalisation de son livre "Franconville en cartes postales" en effectuant une relecture minutieuse, traquant la moindre inexactitude. J'ai eu la chance de le rencontrer il y a quatre ans et cette rencontre restera gravée dans ma mémoire.
Pour lui rendre hommage, j'ai décidé de publier de nouveau son témoignage exceptionnel qu'il m'avait livré : il m'avait raconté dans le détail son itinéraire dans l’Éducation nationale

Témoignage recueilli en 2008
André Warendeuf raconte "son" école : une belle leçon !

Je n’ai pas fréquenté d’école maternelle : ma mère m’avait appris à lire, à écrire et compter vers 4-5 ans. Je suis entré à l’école le 1er octobre 1924 à 6 ans dans une école à 5 classes plus une classe de cours complémentaire dans une ville du département de la Somme de six mille habitants : Roye. Mes parents venaient d’y emménager comme gérants d’une succursale de La Ruche. Nous avions le magasin, éclairé à l’électricité et chauffé l’hiver par un petit poêle rond.

Conditions de vie difficiles
Le logement comprenait au rez-de-chaussée une cuisine pas grande et une salle. Il n’y avait pas de courant alors on utilisait des lampes à pétrole. Il y avait un robinet dans l’évier de la cuisine : c’était là que nous nous lavions l’un après l’autre. Une cuisinière en fonte avec four y fut installée. Elle servait à faire la cuisine et chauffait toute la cuisine. La nuit, rien ne chauffait. Dans les lits, l’hiver, on emportait une brique chauffée au four et entourée de chiffons. A l’étage, il y avait quatre chambres, toujours sans lumière. Et tout en haut un immense grenier éclairé par des fenêtres à tabatière. Les WC étaient dans la petite cour, un trou sans siège. Dans cette cour étaient rangés un tas de bidons d’essence de 5 litres car les automobilistes achetaient l’essence par bidons. On rendait un bidon vide pour en avoir un plein. Si ce n’était pas la même marque, il fallait transvaser d’un bidon dans un autre ce qui était dangereux car on s’éclairait avec une lampe-tempête.
Roye avait été entièrement détruite au cours de trois batailles de Picardie en 1916 et 1918. Pendant des années, j'ai rôdé dans des restes de maisons, dans des caves effondrées. Ça bâtissait partout, des maçons italiens surtout.
L’école où j’allais, on y travaillait très bien avec, à part le CP de Mle Deloffre, des instituteurs. La discipline y était sévère et les punitions nombreuses. A 12 ans, au cours supérieur, j’ai eu le certificat d’études comme presque tous les écoliers et pourtant ce n’était pas facile !


Au programme :
- dictée où une faute enlevait 2 points sur 10 (à 5 fautes c’était l’échec),
- deux problèmes où il fallait imaginer une suite de raisonnements,
- une rédaction et un texte sur un sujet imposé,
- l’Histoire de France des Gaulois à la guerre de 14-18,
- la géographie de la France avec ses montagnes, fleuves, côtes, départements et villes, ressources. Et en plus les principaux fleuves, montagnes, mers des états du monde.
- des sciences avec un peu de chimie, de physique, de sciences naturelles, humains, animaux et plantes.

Pendant la scolarité, les «leçons de choses» présentaient les leviers, les pompes, la machine à vapeur, l’oxygène, l’hydrogène, les gaz carbonique et sulfurique, les humains et les animaux avec leurs organes et fonctions, les plantes. Jamais une leçon ne se faisait sans présentation de l’objet ou expérience (chat, grenouille, hanneton, etc.,) ou fabrication de produits chimiques à étudier. C’était un enseignement adapté à l’époque, simple et suffisant pour meubler le cerveau !

Discipline de fer à l’École normale
A 12 ans, la plupart des élèves partaient en apprentissage : boucher, charcutier, boulanger, maçon, mécanicien, peintre, vitrier. Il y avait d’immenses ateliers des chemins de fer car il avait fallu refaire les voies, les gares, le matériel roulant détruits entièrement pendant la guerre. Beaucoup y allaient travailler.
Quelques bons élèves étaient invités au cours complémentaire pour 4 années. Ça se passait dans une seule classe, le directeur arrivait à faire travailler les quatre niveaux, une quarantaine d’élèves. On préparait le brevet simple passé à 16 ans. Il se passait dans une grande salle pour tout le département. On passait en même temps le concours d’entrée à l’École Normale d’instituteurs. J’ai passé cet examen, nous étions 208, j’avais ce numéro avec mon W ! J’ai été reçu 6ème. La promotion 34-37 comptait 27 élèves. Habituellement il y en avait 36, mais on parlait d’économies… Dans cet établissement où nous étions soumis à une discipline de fer, il fallait porter en permanence un complet avec cravate, plus une blouse grise. Chaque jour, nous travaillions plus de 11 heures : cours, études et devoirs. Le jeudi et le dimanche, on sortait de 13h30 à 16h30. Nous devions porter un chapeau, un manteau, des gants, défense de se balader en bandes. Un dimanche par mois, il y avait une « grande sortie » de 8h du matin à 19h.
Quel changement avec ma vie chez mes parents !
Pour apprendre le métier, il y avait accolé à l’école normale, une « école annexe » de trois classes. La première année, nous allions écouter des leçons faites par l’instituteur ou un élève-maître de 2ème ou 3ème année. Il fallait fournir un compte rendu, une critique, une analyse. La deuxième année, on faisait des leçons de toutes les matières dans une classe et subir la critique des maîtres. La troisième année, nous tenions une classe pendant une semaine, trois fois dans l’année.
Toutes les semaines, il y avait une « leçon modèle » faite par un élève de 3ème année devant toute l’école, les professeurs, les maîtres de l’école annexe avec discussions ensuite.
Ainsi formés quand nous quittions l’école, avec le brevet supérieur si nous l’avions réussi, nous étions capables de tenir une classe, l’apprentissage se continuant à l’usage.

Arrivée à Franconville

Comme mes parents avaient déménagé (les ateliers de Roye ayant fermé), je résidais en Seine-et-Oise. L’année 1938, je fus nommé à Argenteuil à l’école Ambroise Thomas qui comprenait 15 classes. J’enseignai dans un cours préparatoire de 64 élèves. Beaucoup de petits étaient malades les uns après les autres et il fallait faire du rattrapage. Il y avait 3 CP et quand un maître manquait, c’était moi qu’on envoyait pour le remplacer, ma classe étant répartie dans les deux autres CP. J’ai appris à lire à mes élèves avec un syllabaire (qui commençait par EPI, PIPE,…) : c’était la méthode syllabique qui donnait de bons résultats, les élèves savaient lire et écrire. J’ai passé là le Certificat d’aptitudes à l’éducation, en mai 1938. J’ai été reçu.
A la rentrée de 1938, j’avais toujours un CP. Un nouveau directeur avait été nommé, M. Busseraud qui a décidé que nous employions une autre méthode, la méthode globale. Je ne l’ai pas fait malgré son insistance.

Au début de novembre 1938, je partis aux armées jusqu’en 1945.

Prisonnier de guerre
M. Warendeuf a été fait prisonnier en Belgique dès la fin mai 1940 lors de l’attaque des Allemands. Il est transféré ensuite au camp Oflag IVD situé entre Dresde et Berlin.
Warandeuf 2« Au départ, les conditions de détention étaient pénibles. Nous n’avions pas à manger. Je devais soulever mes cuisses avec mes bras pour monter un escalier, tellement les forces me manquaient. Ensuite cela s’est amélioré grâce à la Croix Rouge qui nous a fourni du lait. Les repas étaient servis au broc : le midi, soupe avec quelques morceaux de viande et des légumes, le soir charcuterie et surtout des seaux et des seaux de tisane !Il y avait 6000 prisonniers dans le camp. Pendant ma détention, j’ai beaucoup lu : de nombreux livre scientifiques et quelques romans. J’ai aussi joué de l’accordéon, une de mes passions et fait de gros progrès aux jeux de cartes, notamment le bridge. »
J’ai été libéré le 23 avril 1945 par les Russes puis notre groupe rendu aux Américains en échange d'autant de Polonais. Je suis revenu chez mes parents et tout de suite parti à la recherche d’une carte d’alimentation… »
A la rentrée 1945, j’avais été nommé à Franconville, à l’école Ferdinand Buisson, une année au CE1, une autre au CM1 puis au CM2 jusqu’en 1963, puis 4 ans dans une classe de fin d’études qui rassemblait ceux qui n’étaient pas partis au collège ou lycée. La dernière année, une réforme avait fait que je recevais dans ma classe (année 1966-67) tous ceux qui avaient 13 ans, certains des écoles Carnot ou de Jules Ferry savaient à peine lire, sortant parfois du CE2. Pas question de travailler normalement et peu réussissaient à 14 ans au Certificat d’Études. D’ailleurs cet examen était bien dévalué : on n’enlevait plus qu’un point par faute...

Directeur en 1967
Après avoir été reçu au concours de Directeur de l’école, j’obtins en 1967 la direction de l’école de garçons de l’Épine Guyon. Elle n’ouvrit qu’à 4 classes sur 15 bâties ; j’y repris la classe de cours moyen et envoyai au CEG (collège d’enseignement général) puis au CES (collège d’enseignement secondaire) la presque totalité de mes élèves. Je crois que je les préparais bien. J’avais subi moi-même comme élève, puis comme maître, les instructions et programmes officiels de 1923. C’était une merveille écrite par des amis de l’école publique. Chaque cours savait ce qu’il fallait faire dans l’année, c’était net et en même temps très agréable à lire et à appliquer.
Par la suite, venus d’esprits fertiles en illusions, on a commencé à attaquer ce qui se faisait : suppression des devoirs du soir qui permettaient aux parents d’être au courant de ce que faisaient leurs enfants, suppression du travail à l’étude surveillée, suppression des notes et classements car ça « traumatisait » certains élèves, démolition des estrades qui permettaient aux maîtres de surveiller le travail, suppression du samedi après-midi, le samedi matin perdant lui aussi de l’importance, travail en équipe dans lesquelles un ou deux élèves travaillent et les autres beaucoup moins, diminution de la position supérieure de l’enseignant qu’on va jusqu’à tutoyer…

Et on s’étonne maintenant du bon niveau des élèves…

André Warendeuf

NB André Warendeuf est décédé le 1er mai 2013.

Source « le Journal de François ». Publié le : 09-05-2013.

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