000-Sommaire Personnages
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La puissante abbaye de Saint Denis, par des échanges successifs, des acquisitions ou des donations, va se constituer un domaine connu sous le nom de "Clos Saint Denis" que Suger complétera. C'est dans les œuvres de l'abbé Suger, 1137, qu'il est mention officiellement de Franconville sous la forme de Francorum villa. Le premier seigneur connu de Franconville, Fouquet Bateste, s'installe rue de Cormeilles et y constitue un domaine "le Clos Bateste". Il établit son manoir à l'angle de la rue de Cormeilles et la route de Pontoise. Il fait construire la première église près de son manoir où il sera enterré en 1200. A coté des moines de Saint Denis, des seigneurs de Franconville viennent se dresser les seigneurs de Montmorency. La guerre de cent ans va stopper l'essor de Franconville la population est réduite en 1471 à 12 feux. A la fin du XVI° siècle la population est évaluée à 500 âmes. Au XVII°siècle, malgré la Fronde et les pillages, aucun événement important n'est à signaler. |
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Le XVIII° siècle est la grande époque de Franconville. Le village s'étire de l'église à la côte Saint Marc. Une activité intense par le passage quotidien des diligences et des voitures particulières. Franconville devient un lieu de séjour agréable à proximité de Paris. Bordé de plusieurs hôtelleries, relais de poste et maisons de plaisance. |
Cassini |
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C. Brennus |
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Barthélémi Léonard Pupil Marquis de Myons
Barthélémi Léonard Pupil Marquis de MYONS Par Allain Prigent![]()
Le Marquis de Myons, se rend acquéreur des biens appartenant au comte et à la comtesse d’Albon à Franconville, le 12 juillet 1788. Il demeure plus souvent à Paris dans son hôtel particulier de la rue de Bondy, paroisse Saint Laurent ou à celui de la place Bellecour à Lyon.
Barthélémi Léonard Pupil est né le 28 avril 1730, baptisé dans la paroisse d’Ainay le même jour, petit fils de Jean Pupil de Myons et Craponne, déclaré marchand bourgeois à Lyon, issu d’une famille originaire du Limousin installé à Saint Etienne en 1590 ; fils de Barthélémi Jean-Claude Pupil, seigneur de Myons, Courbas, la Tour en Jarrêt, Saint Jean de Bonnefond, Saint Chriftot & Sourbier ; celui-ci fut lieutenant général en la sénéchaussée, présidial de Lyon il avait été aussi premier président de la dite Cour des monnaies. Barthélémi Pupil de Myons devient à dix neuf ans après dérogation accordée le 6 octobre 1750 par lettres patentes, conseiller à la Cour des monnaies de Lyon, charge qu’il acheta à Antoine Dubreuil le 2 décembre 1749. A la retraite de son père le 15 avril 1764, celui-ci lui céda la succession de ses charges comme premier président à la cour des monnaies de Lyon quand il vint se fixer à Paris. En 1779 Barthélémi-Léonard achète la charge de secrétaire du roi.
Barthélémi-Léonard épouse le 1er mai 1754, Louise Charlotte de Loras fille de Pierre Gaspard de Loras, chevalier baron de Polionay. Par leur contrat de mariage, la future épouse apportait 73 000 livres en avancement d’hoirie et le futur époux 300 000 livres, plus tard à la mort de son père il héritera d’une somme de 2 156 230 livres inventaire de 1778. Lorsqu’il s’installe à Paris, il habite rue de Valois, puis s’installe dans un quartier plus aéré rue de Bondy, c’est à Franconville qu’il choisira le lieu de sa maison de campagne. La demeure du Comte d’Albon possédait des appartements enrichis de tableaux de choix, de beaux bronzes, bibliothèque, instruments de physique, collections de valeur inestimable ; il n’en restait plus rien lorsque le Marquis de Myons devint acquéreur. Le mobilier fut probablement vendu pour payer les dettes du Comte. Aussitôt installé il se mit à acheter des bois et des terres dans la colline de même la parcelle où coulaient les eaux de la Fontaine des Rinvals.
En juillet 1789, il était commandant d’une garde civique que Cadet de Vaux avait organisé dans le canton. Il offrit à cette garde, lors des premiers troubles, des piques et deux canons, ayant appartenus au Comte d’Albon, installés en haut de la colline.
Peu de temps après, il quitte Franconville pour voyage d’affaire. Suite aux évènements qui suivirent avec la Révolution il élira domicile à Vienne dans l’Isère au sud de Lyon. Très lié avec Cadet de Vaux, ils vont entretenir une correspondance suivie.
Septembre 1789 : « Vos possessions ont été exposées aux invasions des brigands ; c’est chose commune, mais nous avons pris à ce district les moyens de les rendre plus rares et de préserver les propriétés ».
10 novembre 1790 : « J’ai disposé de votre bourse, j’ai fait habiller deux tambours. Déjà le bataillon a reçu deux caisses de munition en votre nom… ».
12 décembre 1790 : « On prétend qu’il vous a été écrit qu’on mettait le feu chez vous, qu’on violait vos propriétés. Cette calomnie, cette atrocité était bien faite pour vous indisposer contre les habitants … ».
13 avril 1792 : « Comment, on vous traite en émigré ! Votre lettre m’étonne. On ignore donc qu’à l’époque de la Révolution, vous avez nourri nos pauvres dans le temps où le pain coûtait de l’or, et dans un pays où, en vérité, vous n’aviez pas de propriété à défendre. Je ne crois pas qu’on vous traite à Lyon comme émigré… ».
Malgré les espoirs de Cadet de Vaux, président du Conseil général du département, le séquestre fut mis sur les biens de Pupil Myons le 1 juillet 1792. Son émigration à l’étranger est constatée le 5 février 1793. Il arrive en Italie avec M. de la Rousière, député de la noblesse d’Auvergne, et l’abbé Pons son beau frère.
Sa propriété de Franconville subit de nombreuses malversations, en avril 1793 selon le nommé Martin chargé des affaires de Myons, celui-ci se plaignait que des malintentionnés avaient démoli le tombeau de Gébelin et que cette demeure était journellement dévastée. En février 1793 l’estimation de la propriété comprenant maisons, jardins, terres et bois ne se montait seulement à 28 400 livres. En novembre 1793 l’estimation des réparations était estimée à 47 400 livres. Le 15 décembre 1793, la propriété est vendue à deux hommes d’affaires, André Leveau demeurant à Seraincourt et Jean Perrot de Paris qui s’en débarrassèrent aussitôt avec profit.
Après l’amnistie, en juillet 1803, le marquis de Myons revint à Franconville pour transiger avec le nouveau propriétaire, Jean-Baptiste Lecomte : ce dernier obtint désistement complet de tous droits de l’ancien propriétaire, moyennant une somme de 2 700 livres.
Le marquis de Myons résidait ordinairement à Venise, il décède à Mirano le 26 juillet 1807 où il était en vacances. Il rédigea un testament le même jour, sans postérité un seul enfant décédé jeune.
Sources : Franconville par H.Mataigne Ed. 1927, Amicale du Cercle de Généalogie de Myons, Histoire de la rue de Bondy par A. Vaquier
Brennus
BRENNUS et son bouclier par Bernard JOUMARIN et Roland CHANUDET
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Brennus Ambiorix CROSNIER dit « CHARLES BRENNUS » nait à Châteaudun (Eure et loir). Dès 1896 on le retrouve comme dirigeant important de l’USFSA et membre de toutes les commissions cyclisme, athlétisme, rugby, natation, ainsi qu’au comité et son conseil à Paris. Il est nommé : de 1900 à 1919, président de USFSA - membre du jury des jeux Olympiques 1900 11/10/1920 USFSA devient Fédération Française de rugby sous la présidence de Octave LERY, Brennus en devient président d’honneur en 1921. En 1921 en tant que Président de la commission centrale de natation de l’union des sociétés françaises de sports athlétiques ; président d’honneur du Sporting club universitaire, et pour des services exceptionnels rendus aux œuvres d’éducation physique et de préparation au service militaire, il sera proposé le 01/02/1921 à la nomination de Chevalier de la légion d’honneur qu’il obtiendra le 23/02/1921 Il est aussi titulaire de la médaille coloniale, du titre d’officier de l’instruction publique et des palmes académiques. Brennus se retire de la vie sportive dès le début de la seconde guerre mondiale, quitte le quartier du Marais à Paris pour Le Mans où il résidera chez sa fille. Il meurt le 29/12/1943 au Mans à la suite d’une crise d’urémie à l’âge de 84 ans, et il sera inhumé dans le cimetière de Franconville le 04/04/1944 où se trouvent déjà son fils Maurice décédé en 1914 et sa femme Godin Laure décédée en 1916, dans une concession de 30 ans achetée par sa fille. En 1974, la tombe étant envahie par les herbes, et la concession échue, la mairie de Franconville chercha à contacter la famille pour renouveler la dite concession, mais ses courriers restant lettres mortes, décide de transférer les restes de Charles Brennus dans l’ossuaire municipal. La dépouille de Charles Brennus, pionnier et père du rugby, sera épargnée grâce à l’intervention de Jacques Viardot entrepreneur local de marbrerie des pompes funèbres, et ancien coureur cycliste professionnel qui en son temps avait couru avec Robert CHAPATTE devenu par la suite patron des sports sur Antenne2. « Comme ils étaient restés très amis, il l’a appelé, raconte Jean-Jacques Viardot, qui a repris l’entreprise paternelle. Dans la demi-heure Chapatte alertait Roger COUDERC, qui prévenait la fédération française de rugby ». La famille du rugby se saisit du dossier dès le mois de février 1980 et sollicite le renouvellement de la concession, obtient celui-ci en novembre 1980, choisit un autre emplacement pour la sépulture en achetant une concession cinquantenaire à partir du 17 septembre 1981, fait exécuter une réplique en résine du bouclier de Brennus sur la stèle, et inscrire sur la pierre tombale en lettres dorées « CHARLES BRENNUS père du rugby français » mais glissant malencontreusement dans la date de son décès 1944 au lieu de 1943. Son inauguration eut lieu le 21/11/1981 à la demande des dirigeants du club de Franconville, au cimetière. « En accord avec la fédération française de rugby et du comité d’ile de France, on a décidé de faire poser sous le bouclier une plaque en laiton avec le palmarès mis à jour chaque année. » indique Paul Goze, le président de la ligue nationale de rugby le 12/06/2015 au journal l’Equipe, on a le temps de voir venir car il y a la place pour 37 futurs champions après la finale du Top 14: Stade Français-Clermont » |
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Brennus sans Btn_retour
BRENNUS et son bouclier par Bernard JOUMARIN et Roland CHANUDET
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Brennus Ambiorix CROSNIER dit « CHARLES BRENNUS » nait à Châteaudun (Eure et loir). Dès 1896 on le retrouve comme dirigeant important de l’USFSA et membre de toutes les commissions cyclisme, athlétisme, rugby, natation, ainsi qu’au comité et son conseil à Paris. Il est nommé : de 1900 à 1919, président de USFSA - membre du jury des jeux Olympiques 1900 11/10/1920 USFSA devient Fédération Française de rugby sous la présidence de Octave LERY, Brennus en devient président d’honneur en 1921. En 1921 en tant que Président de la commission centrale de natation de l’union des sociétés françaises de sports athlétiques ; président d’honneur du Sporting club universitaire, et pour des services exceptionnels rendus aux œuvres d’éducation physique et de préparation au service militaire, il sera proposé le 01/02/1921 à la nomination de Chevalier de la légion d’honneur qu’il obtiendra le 23/02/1921 Il est aussi titulaire de la médaille coloniale, du titre d’officier de l’instruction publique et des palmes académiques. Brennus se retire de la vie sportive dès le début de la seconde guerre mondiale, quitte le quartier du Marais à Paris pour Le Mans où il résidera chez sa fille. Il meurt le 29/12/1943 au Mans à la suite d’une crise d’urémie à l’âge de 84 ans, et il sera inhumé dans le cimetière de Franconville le 04/04/1944 où se trouvent déjà son fils Maurice décédé en 1914 et sa femme Godin Laure décédée en 1916, dans une concession de 30 ans achetée par sa fille. En 1974, la tombe étant envahie par les herbes, et la concession échue, la mairie de Franconville chercha à contacter la famille pour renouveler la dite concession, mais ses courriers restant lettres mortes, décide de transférer les restes de Charles Brennus dans l’ossuaire municipal. La dépouille de Charles Brennus, pionnier et père du rugby, sera épargnée grâce à l’intervention de Jacques Viardot entrepreneur local de marbrerie des pompes funèbres, et ancien coureur cycliste professionnel qui en son temps avait couru avec Robert CHAPATTE devenu par la suite patron des sports sur Antenne2. « Comme ils étaient restés très amis, il l’a appelé, raconte Jean-Jacques Viardot, qui a repris l’entreprise paternelle. Dans la demi-heure Chapatte alertait Roger COUDERC, qui prévenait la fédération française de rugby ». La famille du rugby se saisit du dossier dès le mois de février 1980 et sollicite le renouvellement de la concession, obtient celui-ci en novembre 1980, choisit un autre emplacement pour la sépulture en achetant une concession cinquantenaire à partir du 17 septembre 1981, fait exécuter une réplique en résine du bouclier de Brennus sur la stèle, et inscrire sur la pierre tombale en lettres dorées « CHARLES BRENNUS père du rugby français » mais glissant malencontreusement dans la date de son décès 1944 au lieu de 1943. Son inauguration eut lieu le 21/11/1981 à la demande des dirigeants du club de Franconville, au cimetière. « En accord avec la fédération française de rugby et du comité d’ile de France, on a décidé de faire poser sous le bouclier une plaque en laiton avec le palmarès mis à jour chaque année. » indique Paul Goze, le président de la ligue nationale de rugby le 12/06/2015 au journal l’Equipe, on a le temps de voir venir car il y a la place pour 37 futurs champions après la finale du Top 14: Stade Français-Clermont »
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Cadet de Vaux
CADET de VAUX 1743-1828 Par Allain Prigent![]()
Antoine Alexis Cadet de Vaux naît à Paris le 11 janvier 1743, son père Claude Cadet, né en 1695 à Régnault près de Troyes était le petit neveu d’Antoine Vallot anobli en 1668 et qui fut tout d’abord médecin de la reine Anne d’Autriche puis le premier médecin de Louis XIV. Claude Cadet suivit des leçons de médecine et devint en 1716 chirurgien à l’Hôtel Dieu de Paris. Il décède le 19 février 1745 laissant à sa veuve pour tout héritage deux écus et treize enfants tous en bas âge, six filles et sept garçons. Son épouse se nommait Marie Madeleine Charlotte Godefroy, ses sept fils nous sont connus. Afin de se distinguer les uns des autres, ils ajoutèrent à leur nom celui du lieu où ils avaient été mis en nourrice.
Claude Antoine Cadet, l’aîné, n’a que dix-sept ans à la mort de son père. Il se distingua comme chirurgien et phlébotomiste. Il devint le soutien de sa mère.
Ses frères trouvèrent un protecteur, ami de leur père, Monsieur de Saint Laurent qui se chargea de leur éducation. Il fut ancien trésorier général des colonies, on lui donne les titres de secrétaire du roi et directeur des fermes des gabelles et des domaines de Lorraine.
Louis-Claude Cadet de Gassicourt, né en 1731, pharmacien et chimiste, il fut nommé par Louis XVI commissaire du roi pour la manufacture de Sèvres. Il mourut en 1799.
Jean Cadet de Limay né en 1732, se tourna vers les ponts et chaussées. Ingénieur, il s’intitule : « directeurs des canaux d’Orléans, de Loing et de Briare ».
Jean-Baptiste Cadet de Senneville suivit une carrière d’avocat puis censeur royal pour la jurisprudence. Charles-Edme Cadet de Chambine entra dans les ponts et chaussées. Pierre Cadet de Fontenay choisit l’armée et termina sa carrière comme capitaine. Antoine-Alexis Cadet de Vaux était le treizième enfant de cette fratrie. Il n’a que deux ans à la mort de son père.
Le 4 juillet 1773, en présence d’une assistance nombreuse, il signe son contrat de mariage avec Louise Victoire Delaplace fille d’un marchand épicier, bourgeois de Paris. Il faut situer son mariage au 8 juillet après versement de la dot.
Ils eurent trois enfants, l’ainé, Charles-Antoine Cadet de Vaux, le cadet Benjamin-Louis né le 4 octobre 1779 dès l’âge de seize ans il va seconder son père dans les travaux et expériences agricoles, le troisième fils Marcellin né à Paris le 13 octobre 1787
Carrière
Monsieur de Saint Laurent va se charger de son éducation. Montrant des dispositions particulières pour la chimie après ses études préliminaires, on le plaça chez Monsieur Chamousset, apothicaire et philanthrope. Il a seize ans le 14 octobre 1759, il est nommé apothicaire-major gagnant maîtrise à l’hôtel royal des Invalides. Ses six années terminées le 14 octobre 1765 il obtint sa maitrise. Un an plus tard il quittera l’Hôtel des Invalides, il sera remplacé par Parmentier. A cette date se nouera une grande amitié entre les deux hommes.
Cadet de Vaux après avoir son droit d’apothicairerie, va faire l’acquisition d’une officine en octobre 1769. Entre temps il avait entrepris de traduire « les instituts de chimie de Spielman » qui lui valut la reconnaissance du monde scientifique, la place de pharmacien en chef à l’hôpital du Val de Grace, puis celle de professeur de chimie à l’école vétérinaire d’Alfort, plus tard le titre de censeur royal pour la chimie.
Cadet de Vaux fécond en idées nouvelles, voulut fonder un journal qui serait quotidien. Dès le mois de novembre 1776, il lance dans Paris un prospectus pour souscription, le nombre atteint un millier de souscripteurs avant parution. Le premier numéro paraît le 1° janvier 1777. C’était le succès assuré du « Journal de Paris » et Cadet de Vaux vend sa pharmacie.
Grâce au succès de son journal et délivré des soucis financiers, Cadet de Vaux s’investit dans les travaux qui le passionnent : l’hygiène et la santé publiques.
Les observations faîtes par Cadet de Vaux, portées au Conseil du Roi, aboutirent à la prohibition du cuivre et du plomb pour les usages alimentaires et remplacés par des matières inoffensives. La lutte contre le méphitisme, par ses observations, il fit utiliser un procédé simple et efficace avec chaux vive et feu. Plus funeste était le maintien au cœur de Paris du cimetière des innocents. L’air de ce cimetière était le plus insalubre que l’on pût respirer, les maisons étaient infectées, les habitants incommodés. Cadet de Vaux décida d’en obtenir la suppression. Dès 1775 il rédigea un mémoire avec des conclusions si inquiétantes que le lieutenant général de police refusa d’en autoriser la publication. Il était un immense charnier répandant les infections. La fermeture définitive fut effective le 1° décembre 1780 malgré une déclaration du roi en 1776 ordonnant la translation de tous les cimetières hors de la ville de Paris.
Entre temps, Cadet de Vaux avait été nommé « inspecteur général des objets de salubrité ».
C’est en chimiste qu’il se consacra aux arts de la meunerie et de la boulangerie, principalement à la panification de la pomme de terre, dans l’intention de conjurer les disettes. L’amitié entre Cadet de Vaux et Parmentier se transforma en une collaboration étroite. Le but, faire un pain avec la pomme de terre à l’exclusion de toute farine de céréales. Le pain était de très mauvaise qualité, pour y remédier, il créa avec Parmentier l’école de la boulangerie en 1780. Cette école disparue à la Révolution, et le 12 février 1789 elle fut réunie à la Société royale d’agriculture.
En 1785, il est admis à la Société d’agriculture en tant que chimiste. Des séances avec des agriculteurs sont organisées dans les régions pour traiter des problèmes ruraux on les nomma les « comices ». Cette institution sombra par un décret de la Convention le 8 aout 1793.
Cadet de Vaux à Franconville.
C’est le 22 aout 1788 qu’il acquit le domaine que possédaient en indivis Thomas de Cantorbery Becquet, Michel-François Becquet de Layance son frère et leur sœur Jacqueline Becquet. Cadet de Vaux mène dans son domaine, une vie simple de propriétaire terrien, entouré de sa femme et de ses enfants pendant plus de trente des dernières années de sa vie. De chimiste il va devenir agronome, le gout pour l’agriculture s’étant développé aux cours de ses randonnées comitiales.
La Révolution apporte des changements importants pour Cadet de Vaux et ses frères sur l’état de leurs finances. Il dira « pour le retour de notre fortune, nous ne voudrions pas voir renaître l’ancien ordre ».
Dès son installation à Franconville, il va se passionner pour l’économie domestique, alimentaire et rurale.
Il invente une « peinture au lait » sans odeur sèche rapidement et par suite de la combinaison de l’huile et de la chaux elle prévient ou détruit le méphitisme et ralentit la nitrification. Dans un autre domaine, celui d’alimentaire il n’a pas cessé de travailler à la panification de la pomme de terre. Il s’efforce d’en propager la culture et d’en étendre les appropriations. Cadet de Vaux consacre tout un volume à l’emploi des fruits dans l’économie domestique. Il donne des conseils pertinents sur l’usage des fruits. Cadet de Vaux s’élève dans ses écrits contre la dévastation des forêts, accuse ce déboisement de beaucoup de méfaits et principalement de la diminution des eaux. Pour remédier , il insiste sur la nécessité d’une organisation forestière. Un autre fléau s’abattait sur les cultures : la carie des blés. Il mit un nouveau procédé plus efficace pour la combattre. Un autre objet de ses travaux fut la vinification. C’était le chimiste qui opérait et non le viticulteur, il adopte de nouvelles méthodes et introduit le gleuco-oenomètre, indicateur du moment de décuver, appareil de son invention. Les agriculteurs reconnaissaient à Cadet de Vaux d’être utile aux progrès de l’agriculture.
L’homme politique
Son activité politique débuta à Franconville et fut de courte durée. Il devint vite par la Révolution, le personnage le plus important de la commune. Il exerça son influence parmi une population composée de vignerons et d’agriculteurs bien souvent illettrés.
Le 8 août 1789 l’assemblée paroissiale le charge de remettre une délibération au comité des subsistances de la ville de Paris et au marquis de Lafayette.
Le 14 novembre 1790, il est choisi pour présider l’assemblée générale de la commune. Cette même année il est commandant de la garde nationale de Franconville en remplacement du Marquis de Myons, émigrant au Piémont.
Le 17 septembre 1791, il fut élu par les membres du conseil général de Seine et Oise, administrateur pour le canton de Taverny. Le 22 novembre de la même année, il fut élu président du Conseil général du département de Seine et Oise.
Le 24 novembre 1793, les fermiers généraux sont emprisonnés dont Lavoisier. Cadet de Vaux ne pouvait rester indifférent à l’accusation envers son ami, tenta de le défendre au péril de sa vie, malgré tous ses efforts Lavoisier fut condamné à la guillotine le 8 mai 1794.
Le 30 juin 1795, la Convention avait décidé l’échange de la fille de Louis XVI, Marie-Thérèse-Charlotte de France dite Madame Royale, avec le général Beurnonville et des commissaires de la Convention que Dumouriez avait livré aux autrichiens LE 10 AVRIL 1793. Cadet de Vaux sera un des organisateurs avec Bénézech ministre de l’intérieur, du transfert le 30 novembre 1795.
La chute de Robespierre, le Directoire, le Consulat avaient ramené le calme dans les esprits. Le 24 décembre 1800 suite à l’attentat rue Saint Nicaise conjuration royaliste contre le premier consul Bonaparte, Cadet de Vaux ressentit une indignation exprima son opinion dans un journal apostrophant les philosophes qui avaient sollicité et obtenu la modération des peines. Cet article suscita des remous et fut sa dernière manifestation politique. Il se consacra alors à Franconville, à ses expériences agricoles.
Ses dernières années
Les dernières années furent difficiles financièrement malgré ses travaux et ses inventions. Causé par sa probité, sa générosité et son total désintéressement, Cadet de Vaux eut de nombreux problèmes financiers, pour faire face à ses échéances, il ne vit d’autres ressources que la vente de son domaine le 13 juin 1821 à « Jean-André-Henry Lucas » chevalier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, adjoint à son père M Lucas, garde des galeries du Muséum royal d’histoire naturelle et agent de l’Institut royal de France.
Cadet de Vaux n’a plus d’attaches à Franconville, il se retire d’abord dans son domicile parisien rue de l’Éperon, puis il se réfugie chez son fils à Nogent les Vierges en 1827.
Il y arrive malade et mourut peu après dans sa quatre-vingt-cinquième année. C’est dans le cimetière de cette commune qu’il fut inhumé, aujourd’hui Nogent sur Oise.
Idées et inventions
La signalisation routière : il imagina de placer à chaque extrémité des communes des panneaux indicateurs. En 1791, furent installés à Franconville les premiers panneaux indiquant le nom de Franconville la Garenne, district de Pontoise, département de Seine et Oise et la distance de Pontoise 7 milles et de 6 milles vers Saint Denis.
Les établissements de secours : c’est en 1790 que fut établi le premier établissement pour recevoir tout citoyen frappé d’accidents imprévus et lui donner les premiers secours.
L’hospice anti hydrophobique : bâtiment isolé dans un hospice de la capitale pour favoriser la découverte d’un remède contre les crises de phobie dues à la rage au terme toujours fatal. Le but : observation de l’évolution de la maladie et étude des différents remèdes et de leurs effets.
Le ventilateur : mécanisme qui permettait de purifier l’air et de supprimer les vapeurs méphitiques. Dans l’esprit de Cadet de Vaux, il ne devait pas s’appliquer seulement aux fosses d’aisance mais qu’il était le seul moyen de procurer un air salubre dans les lieux d’habitation.
La désinfection de la viande par le charbon : la valeur thérapeutique du charbon et son pouvoir désinfectant n’étaient pas encore connu au temps de Cadet de Vaux.
Les décors ignifugés.
Le glucomètre : instrument pour mesurer la quantité de sucre dans un liquide. Cet appareil devint la boussole de l’oenologiste.
Le galactomètre ou pèse-lait : reconnu le 15 juillet 1804, permettait de vérifier la qualité du lait et l’addition d’eau.
Le moulin à fécule : avec Parmentier ils avaient imaginé un moulin permettant d’extraire la fécule de pomme de terre.
La peinture au lait.
La carie des blés : causée par le champignon tilletia, Cadet de Vaux utilisera une eau de chaux.
Cadet de Vaux sans bouton retour
CADET de VAUX 1743-1828 Par Allain Prigent
Antoine Alexis Cadet de Vaux naît à Paris le 11 janvier 1743, son père Claude Cadet, né en 1695 à Régnault près de Troyes était le petit neveu d’Antoine Vallot anobli en 1668 et qui fut tout d’abord médecin de la reine Anne d’Autriche puis le premier médecin de Louis XIV. Claude Cadet suivit des leçons de médecine et devint en 1716 chirurgien à l’Hôtel Dieu de Paris. Il décède le 19 février 1745 laissant à sa veuve pour tout héritage deux écus et treize enfants tous en bas âge, six filles et sept garçons. Son épouse se nommait Marie Madeleine Charlotte Godefroy, ses sept fils nous sont connus. Afin de se distinguer les uns des autres, ils ajoutèrent à leur nom celui du lieu où ils avaient été mis en nourrice.
Claude Antoine Cadet, l’aîné, n’a que dix-sept ans à la mort de son père. Il se distingua comme chirurgien et phlébotomiste. Il devint le soutien de sa mère.
Ses frères trouvèrent un protecteur, ami de leur père, Monsieur de Saint Laurent qui se chargea de leur éducation. Il fut ancien trésorier général des colonies, on lui donne les titres de secrétaire du roi et directeur des fermes des gabelles et des domaines de Lorraine.
Louis-Claude Cadet de Gassicourt, né en 1731, pharmacien et chimiste, il fut nommé par Louis XVI commissaire du roi pour la manufacture de Sèvres. Il mourut en 1799.
Jean Cadet de Limay né en 1732, se tourna vers les ponts et chaussées. Ingénieur, il s’intitule : « directeurs des canaux d’Orléans, de Loing et de Briare ».
Jean-Baptiste Cadet de Senneville suivit une carrière d’avocat puis censeur royal pour la jurisprudence. Charles-Edme Cadet de Chambine entra dans les ponts et chaussées. Pierre Cadet de Fontenay choisit l’armée et termina sa carrière comme capitaine. Antoine-Alexis Cadet de Vaux était le treizième enfant de cette fratrie. Il n’a que deux ans à la mort de son père.
Le 4 juillet 1773, en présence d’une assistance nombreuse, il signe son contrat de mariage avec Louise Victoire Delaplace fille d’un marchand épicier, bourgeois de Paris. Il faut situer son mariage au 8 juillet après versement de la dot.
Ils eurent trois enfants, l’ainé, Charles-Antoine Cadet de Vaux, le cadet Benjamin-Louis né le 4 octobre 1779 dès l’âge de seize ans il va seconder son père dans les travaux et expériences agricoles, le troisième fils Marcellin né à Paris le 13 octobre 1787
Carrière
Monsieur de Saint Laurent va se charger de son éducation. Montrant des dispositions particulières pour la chimie après ses études préliminaires, on le plaça chez Monsieur Chamousset, apothicaire et philanthrope. Il a seize ans le 14 octobre 1759, il est nommé apothicaire-major gagnant maîtrise à l’hôtel royal des Invalides. Ses six années terminées le 14 octobre 1765 il obtint sa maitrise. Un an plus tard il quittera l’Hôtel des Invalides, il sera remplacé par Parmentier. A cette date se nouera une grande amitié entre les deux hommes.
Cadet de Vaux après avoir son droit d’apothicairerie, va faire l’acquisition d’une officine en octobre 1769. Entre temps il avait entrepris de traduire « les instituts de chimie de Spielman » qui lui valut la reconnaissance du monde scientifique, la place de pharmacien en chef à l’hôpital du Val de Grace, puis celle de professeur de chimie à l’école vétérinaire d’Alfort, plus tard le titre de censeur royal pour la chimie.
Cadet de Vaux fécond en idées nouvelles, voulut fonder un journal qui serait quotidien. Dès le mois de novembre 1776, il lance dans Paris un prospectus pour souscription, le nombre atteint un millier de souscripteurs avant parution. Le premier numéro paraît le 1° janvier 1777. C’était le succès assuré du « Journal de Paris » et Cadet de Vaux vend sa pharmacie.
Grâce au succès de son journal et délivré des soucis financiers, Cadet de Vaux s’investit dans les travaux qui le passionnent : l’hygiène et la santé publiques.
Les observations faîtes par Cadet de Vaux, portées au Conseil du Roi, aboutirent à la prohibition du cuivre et du plomb pour les usages alimentaires et remplacés par des matières inoffensives. La lutte contre le méphitisme, par ses observations, il fit utiliser un procédé simple et efficace avec chaux vive et feu. Plus funeste était le maintien au cœur de Paris du cimetière des innocents. L’air de ce cimetière était le plus insalubre que l’on pût respirer, les maisons étaient infectées, les habitants incommodés. Cadet de Vaux décida d’en obtenir la suppression. Dès 1775 il rédigea un mémoire avec des conclusions si inquiétantes que le lieutenant général de police refusa d’en autoriser la publication. Il était un immense charnier répandant les infections. La fermeture définitive fut effective le 1° décembre 1780 malgré une déclaration du roi en 1776 ordonnant la translation de tous les cimetières hors de la ville de Paris.
Entre temps, Cadet de Vaux avait été nommé « inspecteur général des objets de salubrité ».
C’est en chimiste qu’il se consacra aux arts de la meunerie et de la boulangerie, principalement à la panification de la pomme de terre, dans l’intention de conjurer les disettes. L’amitié entre Cadet de Vaux et Parmentier se transforma en une collaboration étroite. Le but, faire un pain avec la pomme de terre à l’exclusion de toute farine de céréales. Le pain était de très mauvaise qualité, pour y remédier, il créa avec Parmentier l’école de la boulangerie en 1780. Cette école disparue à la Révolution, et le 12 février 1789 elle fut réunie à la Société royale d’agriculture.
En 1785, il est admis à la Société d’agriculture en tant que chimiste. Des séances avec des agriculteurs sont organisées dans les régions pour traiter des problèmes ruraux on les nomma les « comices ». Cette institution sombra par un décret de la Convention le 8 aout 1793.
Cadet de Vaux à Franconville.
C’est le 22 aout 1788 qu’il acquit le domaine que possédaient en indivis Thomas de Cantorbery Becquet, Michel-François Becquet de Layance son frère et leur sœur Jacqueline Becquet. Cadet de Vaux mène dans son domaine, une vie simple de propriétaire terrien, entouré de sa femme et de ses enfants pendant plus de trente des dernières années de sa vie. De chimiste il va devenir agronome, le gout pour l’agriculture s’étant développé aux cours de ses randonnées comitiales.
La Révolution apporte des changements importants pour Cadet de Vaux et ses frères sur l’état de leurs finances. Il dira « pour le retour de notre fortune, nous ne voudrions pas voir renaître l’ancien ordre ».
Dès son installation à Franconville, il va se passionner pour l’économie domestique, alimentaire et rurale.
Il invente une « peinture au lait » sans odeur sèche rapidement et par suite de la combinaison de l’huile et de la chaux elle prévient ou détruit le méphitisme et ralentit la nitrification. Dans un autre domaine, celui d’alimentaire il n’a pas cessé de travailler à la panification de la pomme de terre. Il s’efforce d’en propager la culture et d’en étendre les appropriations. Cadet de Vaux consacre tout un volume à l’emploi des fruits dans l’économie domestique. Il donne des conseils pertinents sur l’usage des fruits. Cadet de Vaux s’élève dans ses écrits contre la dévastation des forêts, accuse ce déboisement de beaucoup de méfaits et principalement de la diminution des eaux. Pour remédier , il insiste sur la nécessité d’une organisation forestière. Un autre fléau s’abattait sur les cultures : la carie des blés. Il mit un nouveau procédé plus efficace pour la combattre. Un autre objet de ses travaux fut la vinification. C’était le chimiste qui opérait et non le viticulteur, il adopte de nouvelles méthodes et introduit le gleuco-oenomètre, indicateur du moment de décuver, appareil de son invention. Les agriculteurs reconnaissaient à Cadet de Vaux d’être utile aux progrès de l’agriculture.
L’homme politique
Son activité politique débuta à Franconville et fut de courte durée. Il devint vite par la Révolution, le personnage le plus important de la commune. Il exerça son influence parmi une population composée de vignerons et d’agriculteurs bien souvent illettrés.
Le 8 août 1789 l’assemblée paroissiale le charge de remettre une délibération au comité des subsistances de la ville de Paris et au marquis de Lafayette.
Le 14 novembre 1790, il est choisi pour présider l’assemblée générale de la commune. Cette même année il est commandant de la garde nationale de Franconville en remplacement du Marquis de Myons, émigrant au Piémont.
Le 17 septembre 1791, il fut élu par les membres du conseil général de Seine et Oise, administrateur pour le canton de Taverny. Le 22 novembre de la même année, il fut élu président du Conseil général du département de Seine et Oise.
Le 24 novembre 1793, les fermiers généraux sont emprisonnés dont Lavoisier. Cadet de Vaux ne pouvait rester indifférent à l’accusation envers son ami, tenta de le défendre au péril de sa vie, malgré tous ses efforts Lavoisier fut condamné à la guillotine le 8 mai 1794.
Le 30 juin 1795, la Convention avait décidé l’échange de la fille de Louis XVI, Marie-Thérèse-Charlotte de France dite Madame Royale, avec le général Beurnonville et des commissaires de la Convention que Dumouriez avait livré aux autrichiens LE 10 AVRIL 1793. Cadet de Vaux sera un des organisateurs avec Bénézech ministre de l’intérieur, du transfert le 30 novembre 1795.
La chute de Robespierre, le Directoire, le Consulat avaient ramené le calme dans les esprits. Le 24 décembre 1800 suite à l’attentat rue Saint Nicaise conjuration royaliste contre le premier consul Bonaparte, Cadet de Vaux ressentit une indignation exprima son opinion dans un journal apostrophant les philosophes qui avaient sollicité et obtenu la modération des peines. Cet article suscita des remous et fut sa dernière manifestation politique. Il se consacra alors à Franconville, à ses expériences agricoles.
Ses dernières années
Les dernières années furent difficiles financièrement malgré ses travaux et ses inventions. Causé par sa probité, sa générosité et son total désintéressement, Cadet de Vaux eut de nombreux problèmes financiers, pour faire face à ses échéances, il ne vit d’autres ressources que la vente de son domaine le 13 juin 1821 à « Jean-André-Henry Lucas » chevalier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, adjoint à son père M Lucas, garde des galeries du Muséum royal d’histoire naturelle et agent de l’Institut royal de France.
Cadet de Vaux n’a plus d’attaches à Franconville, il se retire d’abord dans son domicile parisien rue de l’Éperon, puis il se réfugie chez son fils à Nogent les Vierges en 1827.
Il y arrive malade et mourut peu après dans sa quatre-vingt-cinquième année. C’est dans le cimetière de cette commune qu’il fut inhumé, aujourd’hui Nogent sur Oise.
Idées et inventions
La signalisation routière : il imagina de placer à chaque extrémité des communes des panneaux indicateurs. En 1791, furent installés à Franconville les premiers panneaux indiquant le nom de Franconville la Garenne, district de Pontoise, département de Seine et Oise et la distance de Pontoise 7 milles et de 6 milles vers Saint Denis.
Les établissements de secours : c’est en 1790 que fut établi le premier établissement pour recevoir tout citoyen frappé d’accidents imprévus et lui donner les premiers secours.
L’hospice anti hydrophobique : bâtiment isolé dans un hospice de la capitale pour favoriser la découverte d’un remède contre les crises de phobie dues à la rage au terme toujours fatal. Le but : observation de l’évolution de la maladie et étude des différents remèdes et de leurs effets.
Le ventilateur : mécanisme qui permettait de purifier l’air et de supprimer les vapeurs méphitiques. Dans l’esprit de Cadet de Vaux, il ne devait pas s’appliquer seulement aux fosses d’aisance mais qu’il était le seul moyen de procurer un air salubre dans les lieux d’habitation.
La désinfection de la viande par le charbon : la valeur thérapeutique du charbon et son pouvoir désinfectant n’étaient pas encore connu au temps de Cadet de Vaux.
Les décors ignifugés.
Le glucomètre : instrument pour mesurer la quantité de sucre dans un liquide. Cet appareil devint la boussole de l’oenologiste.
Le galactomètre ou pèse-lait : reconnu le 15 juillet 1804, permettait de vérifier la qualité du lait et l’addition d’eau.
Le moulin à fécule : avec Parmentier ils avaient imaginé un moulin permettant d’extraire la fécule de pomme de terre.
La peinture au lait.
La carie des blés : causée par le champignon tilletia, Cadet de Vaux utilisera une eau de chaux.
Cassini de Thury César - François
CASSINI de Thury César - François par Allain Prigent
César - François fait partie d’une longue lignée de Cassini. Son aïeul, Jean Dominique Cassini I, célèbre astronome né dans le comté de Nice (1625 - 1712) , fut appelé par Colbert pour fondé l’observatoire royal de Paris en 1669. Il est l’un des fondateurs de la physique céle
ste. Son père Jacques Cassini II né à Paris (1677 - 1756) s’attache à l’étude des planètes et de leurs satellites.
César - François Cassini III né à Thury dans l’Oise (1714 - 1784) séduit par Franconville, acquiert en 1770 un vaste terrain et y fait bâtir une demeure avec toit en terrasse à la mode italienne située en bas de la côte Saint Marc.Cette propriété sera acquise par le Comte d’Albon en 1781.
César – François III étudie à Paris l’astronomie à l’observatoire royal sous la direction de son grand oncle Giacomo Maraldi. Il sera le premier à porter le titre de Directeur général de l’observatoire royal, titre qu’il reçoit de Louis XV en 1771. Il est conseiller du roi et maître ordinaire à la chambre des comptes. Il fut membre étranger de la Royal Society et de l’académie de Berlin. Cassini III est à l’origine de la société topographique de France fondée en 1776.
César – François III mène une vie brillante, il épouse en 1747, Charlotte Drouin de Vandeuil, ensemble ils ont un fils Jean Dominique Cassini IV et une fille Françoise Elisabeth qui se mariera à l’église Ste Madeleine de Franconville le 23 avril 1776 avec Louis Henri de Riencourt, son témoin fut le comte de Tressan.
Jean Dominique Cassini I était venu à Franconville et durant ses séjours il résidait à «l’auberge de la maison rouge». Il avait installé son poste d’observation au moulin de Sannois et sur la colline de Franconville. Il y commence ses relevés géodésiques pour la réalisation de la carte de France. Ce travail sera terminé et attribué à César - François son petit fils.
Les travaux astronomiques de Cassini III ne sont pas remarqués, il fut surtout un grand géodésien et un cartographe d’exception. La complexité et la qualité de cette première carte de France éclipse tous ses autres travaux. Réalisée en 182 feuillets à l’échelle 1/86400 servira plus tard de modèle à la carte d’état major. Le gouvernement finança le projet jusqu’en 1756, Cassini III créera ensuite une compagnie permettant la vente des cartes et le remboursement des coûts. En 1747 il accompagne le roi lors de la campagne de Fontenoy pour lever les plans des régions occupées et des zones de batailles.
Atteint par la maladie, son fils Cassini IV assume les responsabilités de cette charge et sera nommé directeur en 1784.
Cassini de Thury César - François sans Btn rerour
CASSINI de Thury César - François par Allain Prigent
César - François fait partie d’une longue lignée de Cassini. Son aïeul, Jean Dominique Cassini I, célèbre astronome né dans le comté de Nice (1625 - 1712) , fut appelé par Colbert pour fondé l’observatoire royal de Paris en 1669. Il est l’un des fondateurs de la physique céle
ste. Son père Jacques Cassini II né à Paris (1677 - 1756) s’attache à l’étude des planètes et de leurs satellites.
César - François Cassini III né à Thury dans l’Oise (1714 - 1784) séduit par Franconville, acquiert en 1770 un vaste terrain et y fait bâtir une demeure avec toit en terrasse à la mode italienne située en bas de la côte Saint Marc.Cette propriété sera acquise par le Comte d’Albon en 1781.
César – François III étudie à Paris l’astronomie à l’observatoire royal sous la direction de son grand oncle Giacomo Maraldi. Il sera le premier à porter le titre de Directeur général de l’observatoire royal, titre qu’il reçoit de Louis XV en 1771. Il est conseiller du roi et maître ordinaire à la chambre des comptes. Il fut membre étranger de la Royal Society et de l’académie de Berlin. Cassini III est à l’origine de la société topographique de France fondée en 1776.
César – François III mène une vie brillante, il épouse en 1747, Charlotte Drouin de Vandeuil, ensemble ils ont un fils Jean Dominique Cassini IV et une fille Françoise Elisabeth qui se mariera à l’église Ste Madeleine de Franconville le 23 avril 1776 avec Louis Henri de Riencourt, son témoin fut le comte de Tressan.
Jean Dominique Cassini I était venu à Franconville et durant ses séjours il résidait à «l’auberge de la maison rouge». Il avait installé son poste d’observation au moulin de Sannois et sur la colline de Franconville. Il y commence ses relevés géodésiques pour la réalisation de la carte de France. Ce travail sera terminé et attribué à César - François son petit fils.
Les travaux astronomiques de Cassini III ne sont pas remarqués, il fut surtout un grand géodésien et un cartographe d’exception. La complexité et la qualité de cette première carte de France éclipse tous ses autres travaux. Réalisée en 182 feuillets à l’échelle 1/86400 servira plus tard de modèle à la carte d’état major. Le gouvernement finança le projet jusqu’en 1756, Cassini III créera ensuite une compagnie permettant la vente des cartes et le remboursement des coûts. En 1747 il accompagne le roi lors de la campagne de Fontenoy pour lever les plans des régions occupées et des zones de batailles.
Atteint par la maladie, son fils Cassini IV assume les responsabilités de cette charge et sera nommé directeur en 1784.
Clervoy - Sommaire
Jean-François CLERVOY & Franconville Par Pierre Boisaubert
Fils de Jean Clervoy, officier de l'armée de l'air et pilote de chasse, et de Mireille Lemonde, Jean-François Clervoy est né le 19 novembre 1958 à Longeville-lès-Metz.
En 1968, il vient habiter à Franconville, résidence Leclerc, où ses Parents s’établissent à la suite de la mutation de son père à la base aérienne de Taverny. Il y suit les cours du CM2 de l’école Fernand Buisson, puis de 1969 à 1971 les cours du collège de Bel Air. De 1971 à 1974, il suivra sa scolarité au Liban, où son père est muté. En 1974, à son retour en France il entre à Saint-Cyr l’École.
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Clervoy Biographie new
Jean François CLERVOY Par Pierre Boisaubert
ASTRONAUTE DE L’ESA Agence Spatiale Européenne
DONNÉES PERSONNELLES :
Né le19 novembre 1958 à Longeville-les-Metz, France. Jean-François se considère lorrain mosellan, et aussi Toulousain par adoption. Marié à Laurence Boulanger, ils ont deux enfants. Ses activités favorites sont les sports de raquettes, jeux d’adresse, canyoning, ski et tous les sports aériens. Ses parents résident près de Paris.
FORMATION :
Au terme de ses études secondaires à Franconville, à Beyrouth puis au Collège militaire de Saint-Cyr-l'Ecole, Jean‑François Clervoy obtient son baccalauréat en 1976. Il fait ses classes préparatoires au Prytanée militaire de La Flèche jusqu'en 1978. Il est diplômé de l'Ecole Polytechnique de Paris en 1981 et de l'Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace à Toulouse en 1983. Il obtient son brevet d'Ingénieur Navigant d'Essai de l'Ecole du Personnel Navigant d'Essais et de Réception à Istres en 1987. Jean-François Clervoy est Ingénieur général de l’armement de la DGA (Délégation Générale de l’Armement).
AFFILIATIONS :
Membre de l' Association des Explorateurs de l’Espace (ASE). Membre d’honneur de l'Association Aéronautique et Astronautique de France (AAAF). Membre de l'Académie de l'Air et de l'Espace (ANAE). Membre de l'Académie Internationale d'Astronautique (IAA). Membre senior de l’American Institute of Aeronautics and Astronautics (AIAA). Membre et administrateur de l’Aéroclub de France. Membre correspondant de l’Académie Nationale de Bordeaux. Ambassadeur du Réseau Océan Mondial. Parrain de l’association de sensibilisation et de préservation de l’environnement marin « te mana o te mana » en Polynésie française. JF Clervoy est aussi le représentant de l’ESA pour le projet SeaOrbiter d’exploration des océans, et membre fondateur de Latécoère Explorer.
DISTINCTIONS :
Décoré trois fois de la médaille « Vol spatial » et deux fois de la médaille « Service Exceptionnel » de la NASA. Médaille de l’Aéronautique. Officier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Chevalier de l'ordre national du Mérite. Diplôme "Komarov" et Diplôme "Korolev” de la Fédération Aéronautique Internationale. Grand prix (Chabot-Didon) de l’Académie Nationale de Metz.
EXPERIENCE :
En 1983, Jean-François Clervoy est détaché par la Délégation Générale pour l'Armement auprès du CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) où il travaille pendant deux ans sur les dispositifs d'automatisation et de contrôle d'orientation de différents projets, comme le satellite d'observation de la terre SPOT, la liaison optique inter-satellites STAR et la sonde cométaire Vega.
IL est sélectionné pour faire partie du deuxième groupe d'astronautes français en 1985 et suit un stage intensif de langue russe. De 1987 à 1992, il dirige le programme de vols paraboliques au Centre d’Essais en Vol à Bretigny-sur-Orge. Dans la même période, il travaille au sein du bureau des équipages du projet d'avion spatial Hermes de l'ESA à Toulouse et participe à la définition et aux essais des interfaces homme-machine des véhicules spatiaux habités européens. De 1983 à 1987, il enseigne aussi le traitement du signal et la mécanique générale à l'Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace de Toulouse.
En 1991, il s’entraîne à la Cité des Etoiles près de Moscou sur les systèmes des vaisseaux russes Soyouz et Mir. En juin 1992, il intègre le corps des astronautes de l'ESA, au Centre des astronautes européens (EAC), à Cologne en Allemagne.
En août 1992, Jean-François Clervoy est détaché par l'ESA auprès du bureau des astronautes du Johnson Space Centre de la NASA à Houston aux Etats-Unis, afin d’obtenir sa qualification de spécialiste de mission pour la Navette spatiale. Dans les intervalles de temps entre ses vols spatiaux, il est nommé successivement chef de vérification du logiciel de vol dans le laboratoire d’avionique de la navette, chef de conception des écrans de contrôle robotique de la navette et de la station spatiale. Après son troisième vol, il devient responsable de l’intégration des interfaces de contrôle de tous les systèmes de la station spatiale internationale.
Jean-François Clervoy a volé deux fois à bord de la navette spatiale Atlantis puis une troisième fois à bord de Discovery et totalise 675 heures dans l’espace.
De 2001 à 2008, il est nommé astronaute de marque du projet ESA de ravitailleur spatial ATV (Automated Transfer Vehicle) aux Mureaux. En 2008, il fait partie du jury de sélection de la nouvelle promotion d’astronautes de l’ESA.
De 2006 à 2011, J.F. Clervoy est aussi le Président Directeur Général de Novespace, la filiale du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) en charge des vols paraboliques sur l’A300 ZERO-G basé à Bordeaux-Mérignac. Depuis 2011, il en est toujours le président.
Jean-François Clervoy possède les brevets de parachutiste civil et militaire, de plongée civil et militaire, ainsi qu'un brevet de pilote privé.
PUBLICATIONS :
Jean-François Clervoy est l’auteur du livre « Histoire(s) d’Espace » (Ed. Jacob-Duvernet) relatant sa troisième mission vers le télescope spatial Hubble. Il est aussi co-auteur des ouvrages : « Voler en apesanteur” et “Embarquer dès demain pour l’espace » (Ed.Vuibert), “Dans les bars des bouts du monde » et « La Diva, le Président et autres face-à-face » (Ed. L’Elocoquent), « Vox confidential » (Ed. Michel Lafon), « Histoire de la conquête spatiale » (de Boeck)
BREVET D’INVENTION :
Un brevet international est enregistré pour les fonctions inventées par Jean-François Clervoy, de la montre de poignet ‘Speedmaster Skywalker X-33’ réalisée par Omega, testée et qualifiée par l’ESA.
VOLS SPATIAUX :
STS-66 (3 au 14 novembre 1994) Cette mission, dénommée ATLAS‑3 (Laboratoire de recherche scientifique et appliquée sur l'atmosphère), à laquelle participent plusieurs scientifiques européens, s’inscrit dans une série de missions spatiales dédiées à l’étude de la composition de l'atmosphère terrestre et de son évolution sous l’influence de l'énergie solaire. J.F. Clervoy est responsable du pilotage du bras robotique pour le déploiement du satellite CRISTA-SPAS de l'Agence spatiale allemande.
Il passe 262 heures et 34 minutes en vol et réalise 175 orbites terrestres.
STS-84 (15 au 24 mai 1997) est la sixième mission de rendez-vous et d'amarrage de la Navette spatiale à la station russe Mir. Etant le spécialiste de mission le plus expérimenté, J.F. Clervoy est nommé commandant de la charge utile. Un grand nombre de taches cruciales lui sont confiées dont la surveillance des systèmes de la Navette pendant les phases d'approche et d'amarrage, et la gestion du module SpaceHab abritant plus de 20 expériences scientifiques et quatre tonnes de matériel de ravitaillement de la station Mir. Pour cette mission, il est aussi préparé aux sorties dans le vide en cas d’urgence. Il passe 221 heures et 20 minutes en vol et réalise 144 orbites terrestres.
STS-103 (19 au 27 décembre 1999) a pour objectif principal de réparer le télescope spatial Hubble, mis en sommeil après une succession de pannes des gyroscopes nécessaires au pointage fin. Jean-François Clervoy est l’ingénieur navigant de l’équipage pendant les phases de montée, de rendez-vous et de rentrée atmosphérique. Il est aussi l’operateur du bras robotique de la navette pour la capture et le lâcher du télescope, ainsi que pour déplacer ses coéquipiers pendant leurs trois sorties dans le vide de plus de huit heures chacune. Il passe 191 heures et 11 minutes en vol et réalise 120 orbites terrestres.
SITUATION ACTUELLE :
Jean-François Clervoy est senior astronaute de l’ESA dont le centre EAC (European Astronaut Centre) est basé à Cologne en Allemagne. Il travaille en soutien et comme expert auprès du programme de vols habités, du département de la communication et du bureau du développement durable de l’ESA. Il est aussi Président et chef de la stratégie de la société Novespace, une filiale du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) en charge du programme de vols paraboliques sur l’airbus A310 Zero-G basé à Bordeaux-Mérignac, France.
Version : novembre 2017
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Jean François CLERVOY Par Pierre Boisaubert
ASTRONAUTE DE L’ESA Agence Spatiale Européenne
DONNÉES PERSONNELLES :
Né le19 novembre 1958 à Longeville-les-Metz, France. Jean-François se considère lorrain mosellan, et aussi Toulousain par adoption. Marié à Laurence Boulanger, ils ont deux enfants. Ses activités favorites sont les sports de raquettes, jeux d’adresse, canyoning, ski et tous les sports aériens. Ses parents résident près de Paris.
FORMATION :
Au terme de ses études secondaires à Franconville, à Beyrouth puis au Collège militaire de Saint-Cyr-l'Ecole, Jean‑François Clervoy obtient son baccalauréat en 1976. Il fait ses classes préparatoires au Prytanée militaire de La Flèche jusqu'en 1978. Il est diplômé de l'Ecole Polytechnique de Paris en 1981 et de l'Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace à Toulouse en 1983. Il obtient son brevet d'Ingénieur Navigant d'Essai de l'Ecole du Personnel Navigant d'Essais et de Réception à Istres en 1987. Jean-François Clervoy est Ingénieur général de l’armement de la DGA (Délégation Générale de l’Armement).
AFFILIATIONS :
Membre de l' Association des Explorateurs de l’Espace (ASE). Membre d’honneur de l'Association Aéronautique et Astronautique de France (AAAF). Membre de l'Académie de l'Air et de l'Espace (ANAE). Membre de l'Académie Internationale d'Astronautique (IAA). Membre senior de l’American Institute of Aeronautics and Astronautics (AIAA). Membre et administrateur de l’Aéroclub de France. Membre correspondant de l’Académie Nationale de Bordeaux. Ambassadeur du Réseau Océan Mondial. Parrain de l’association de sensibilisation et de préservation de l’environnement marin « te mana o te mana » en Polynésie française. JF Clervoy est aussi le représentant de l’ESA pour le projet SeaOrbiter d’exploration des océans, et membre fondateur de Latécoère Explorer.
DISTINCTIONS :
Décoré trois fois de la médaille « Vol spatial » et deux fois de la médaille « Service Exceptionnel » de la NASA. Médaille de l’Aéronautique. Officier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Chevalier de l'ordre national du Mérite. Diplôme "Komarov" et Diplôme "Korolev” de la Fédération Aéronautique Internationale. Grand prix (Chabot-Didon) de l’Académie Nationale de Metz.
EXPERIENCE :
En 1983, Jean-François Clervoy est détaché par la Délégation Générale pour l'Armement auprès du CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) où il travaille pendant deux ans sur les dispositifs d'automatisation et de contrôle d'orientation de différents projets, comme le satellite d'observation de la terre SPOT, la liaison optique inter-satellites STAR et la sonde cométaire Vega.
IL est sélectionné pour faire partie du deuxième groupe d'astronautes français en 1985 et suit un stage intensif de langue russe. De 1987 à 1992, il dirige le programme de vols paraboliques au Centre d’Essais en Vol à Bretigny-sur-Orge. Dans la même période, il travaille au sein du bureau des équipages du projet d'avion spatial Hermes de l'ESA à Toulouse et participe à la définition et aux essais des interfaces homme-machine des véhicules spatiaux habités européens. De 1983 à 1987, il enseigne aussi le traitement du signal et la mécanique générale à l'Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace de Toulouse.
En 1991, il s’entraîne à la Cité des Etoiles près de Moscou sur les systèmes des vaisseaux russes Soyouz et Mir. En juin 1992, il intègre le corps des astronautes de l'ESA, au Centre des astronautes européens (EAC), à Cologne en Allemagne.
En août 1992, Jean-François Clervoy est détaché par l'ESA auprès du bureau des astronautes du Johnson Space Centre de la NASA à Houston aux Etats-Unis, afin d’obtenir sa qualification de spécialiste de mission pour la Navette spatiale. Dans les intervalles de temps entre ses vols spatiaux, il est nommé successivement chef de vérification du logiciel de vol dans le laboratoire d’avionique de la navette, chef de conception des écrans de contrôle robotique de la navette et de la station spatiale. Après son troisième vol, il devient responsable de l’intégration des interfaces de contrôle de tous les systèmes de la station spatiale internationale.
Jean-François Clervoy a volé deux fois à bord de la navette spatiale Atlantis puis une troisième fois à bord de Discovery et totalise 675 heures dans l’espace.
De 2001 à 2008, il est nommé astronaute de marque du projet ESA de ravitailleur spatial ATV (Automated Transfer Vehicle) aux Mureaux. En 2008, il fait partie du jury de sélection de la nouvelle promotion d’astronautes de l’ESA.
De 2006 à 2011, J.F. Clervoy est aussi le Président Directeur Général de Novespace, la filiale du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) en charge des vols paraboliques sur l’A300 ZERO-G basé à Bordeaux-Mérignac. Depuis 2011, il en est toujours le président.
Jean-François Clervoy possède les brevets de parachutiste civil et militaire, de plongée civil et militaire, ainsi qu'un brevet de pilote privé.
PUBLICATIONS :
Jean-François Clervoy est l’auteur du livre « Histoire(s) d’Espace » (Ed. Jacob-Duvernet) relatant sa troisième mission vers le télescope spatial Hubble. Il est aussi co-auteur des ouvrages : « Voler en apesanteur” et “Embarquer dès demain pour l’espace » (Ed.Vuibert), “Dans les bars des bouts du monde » et « La Diva, le Président et autres face-à-face » (Ed. L’Elocoquent), « Vox confidential » (Ed. Michel Lafon), « Histoire de la conquête spatiale » (de Boeck)
BREVET D’INVENTION :
Un brevet international est enregistré pour les fonctions inventées par Jean-François Clervoy, de la montre de poignet ‘Speedmaster Skywalker X-33’ réalisée par Omega, testée et qualifiée par l’ESA.
VOLS SPATIAUX :
STS-66 (3 au 14 novembre 1994) Cette mission, dénommée ATLAS‑3 (Laboratoire de recherche scientifique et appliquée sur l'atmosphère), à laquelle participent plusieurs scientifiques européens, s’inscrit dans une série de missions spatiales dédiées à l’étude de la composition de l'atmosphère terrestre et de son évolution sous l’influence de l'énergie solaire. J.F. Clervoy est responsable du pilotage du bras robotique pour le déploiement du satellite CRISTA-SPAS de l'Agence spatiale allemande.
Il passe 262 heures et 34 minutes en vol et réalise 175 orbites terrestres.
STS-84 (15 au 24 mai 1997) est la sixième mission de rendez-vous et d'amarrage de la Navette spatiale à la station russe Mir. Etant le spécialiste de mission le plus expérimenté, J.F. Clervoy est nommé commandant de la charge utile. Un grand nombre de taches cruciales lui sont confiées dont la surveillance des systèmes de la Navette pendant les phases d'approche et d'amarrage, et la gestion du module SpaceHab abritant plus de 20 expériences scientifiques et quatre tonnes de matériel de ravitaillement de la station Mir. Pour cette mission, il est aussi préparé aux sorties dans le vide en cas d’urgence. Il passe 221 heures et 20 minutes en vol et réalise 144 orbites terrestres.
STS-103 (19 au 27 décembre 1999) a pour objectif principal de réparer le télescope spatial Hubble, mis en sommeil après une succession de pannes des gyroscopes nécessaires au pointage fin. Jean-François Clervoy est l’ingénieur navigant de l’équipage pendant les phases de montée, de rendez-vous et de rentrée atmosphérique. Il est aussi l’operateur du bras robotique de la navette pour la capture et le lâcher du télescope, ainsi que pour déplacer ses coéquipiers pendant leurs trois sorties dans le vide de plus de huit heures chacune. Il passe 191 heures et 11 minutes en vol et réalise 120 orbites terrestres.
SITUATION ACTUELLE :
Jean-François Clervoy est senior astronaute de l’ESA dont le centre EAC (European Astronaut Centre) est basé à Cologne en Allemagne. Il travaille en soutien et comme expert auprès du programme de vols habités, du département de la communication et du bureau du développement durable de l’ESA. Il est aussi Président et chef de la stratégie de la société Novespace, une filiale du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) en charge du programme de vols paraboliques sur l’airbus A310 Zero-G basé à Bordeaux-Mérignac, France.
Version : novembre 2017
Clervoy College new
Le COLLÈGE Par Pierre Boisaubert
Le collège J. F. Clervoy

L’établissement est inauguré par Jean-François Clervoy le 8 février 2007.
L'établissement accueille 431 élèves.
Effectifs :
6ème 103 élèves, 5ème 107, 4ème 107, 3ème 102, ULIS-RELAIS-DIMA 12.
Le Collège Jean-Francois Clervoy est un établissement récent construit en 2006. Il accueille près de 400 élèves et propose des sections européennes anglais et espagnol, une classe orchestre, l’allemand dès la 5ème, l’espagnol et l’italien dès la 4ème.
Le projet d'établissement a retenu 5 axes :
- Développer les dispositifs d'aide à la réussite des élèves (P.P.R.E., aide aux devoirs, soutien, travail par compétences).
- Favoriser l'ouverture culturelle, scientifique et sportive.
- Fluidifier les parcours scolaires.
- Développer la citoyenneté, la responsabilité et l'autonomie.
- Favoriser les échanges parents-professeurs.
Les taux de réussite au Diplôme national du Brevet, 2014 83,5 %, 2015 86,0 %, 86,0 % 86,0 %.
Son architecture graphique, en forme de U autour de la cour, et ses grandes baies vitrées ont permis au collège d'être repéré par les producteurs de la série télévisée "Sam". A cette occasion, les collégiens ont pu connaître leur première expérience professionnelle en tant que figurants. Par ailleurs, dans le cadre des EPI, le collège a également offert la possibilité aux élèves de 3e de participer à un atelier dans les locaux de Radio France. Moderne et tourné vers le monde, l'établissement organise chaque année des voyages à l'étranger. Les élèves sont encouragés à partager leurs aventures sur un blog dédié.
Au rez de chaussée se trouvent la loge, les bureaux de l'administration et de la vie scolaire, les salles de réunion, les salles de permanence et du foyer, des salles de cours (musique, arts plastiques), les casiers réservés aux élèves demi-pensionnaires.
Au premier étage se trouvent la salle des professeurs, le CDI, les salles informatiques et multimédias, des salles de cours (technologie, mathématiques, langues, UPI).
Au deuxième étage se trouvent des salles de cours (français, langues, sciences, histoire-géographie).
Clervoy Missions new sans Btn retour
Les MISSIONS Par Pierre Boisaubert
1994
STS-66 fut la 13e mission de la navette spatiale Atlantis.
Équipage :
Commandant : Donald R. McMonagle,
Pilote : Curtis L. Brown,
Spécialiste de mission : Scott E. Parazynski,
Spécialiste de mission : Joseph R. Tanner,
Spécialiste de mission : Jean-François Clervoy,
Spécialiste du chargement : Ellen Ochoa .
Objectifs : Étude de l'atmosphère, observations astronomiques (notamment du Soleil) et troisième expérimentation du laboratoire Atlas.
Déroulement du vol : Le décollage du 3 novembre 1994 est retardé de 3 minutes et 43 secondes à T-5 minutes, le temps que les managers décident si la météo capricieuse sur trois sites d'atterrissages d'urgence est un problème.
C'est le troisième et dernier vol du laboratoire Atlas. À bord d'Atlantis, notons la présence du français Jean-François Clervoy, second français sur la navette après Patrick Baudry en 1985. Les sept instruments principaux d'Atlas, dont plusieurs venant d'Europe devront étudier le Soleil, les interactions entre la haute atmosphère et le vide, la composition de l'exosphère et de la thermosphère, la couche d'ozone, l'énergie et le rayonnement solaire, la chimie et les mécanismes du réchauffement de l'atmosphère terrestre, l'influence de l'ozone sur les températures à l'échelle mondiale et la distribution des gaz atmosphériques sur l'ensemble du globe. Par ailleurs, il est prévu d'étudier le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique afin de prévoir son évolution et de connaître son impact sur les mécanismes de l'absorption des rayonnements solaires. Toutes ces mesures pourront être croisées avec les données du satellite UARS lancé par Discovery en 1991, cela permettra de visualiser l'évolution des échanges entre le soleil et l'atmosphère sur 3 ans.
Le deuxième objectif principal du vol est de déployer puis de récupérer la plateforme SPAS équipée de CRISTA, un ensemble de télescopes et d'instruments américano-allemands dont un militaire qui doivent effectuer des recherches sur les rayons ultraviolets à grande longueur d'onde, étudier le Soleil et la composition chimique de la haute atmosphère. Le premier jour de vol, l'équipage active les différentes charges utiles et commence les expériences. Le lendemain, la plateforme SPAS (Shuttle PAllet Satellite) avec CRISTA est déployée et lâchée normalement, elle sera récupérée 8 jours plus tard chargée de données, après avoir suivi la navette de 24 à 44 miles de distance (soit de 40 à 70 km). Pendant la mission, l'équipage se partage en deux équipes pour améliorer l'ergonomie à bord.
Aucun incident important n'est à signaler hormis la défaillance de l'expérience MAS (Millimeter-Wave Atmospheric Sounder) le 2e jour de vol, elle ne pourra pas être réparée. Après avoir achevé les expériences, récupéré SPAS et désactivé Atlas, l'équipage entame les préparatifs de rentrée. Une moisson colossale de données a été récoltée. L'atterrissage prévu au Kennedy Space Center est détourné à Edwards AFB en raison des vents et de la pluie en Floride, provoqués par la tempête tropicale Gordon.
STS-84 fut la dix-neuvième mission de la navette spatiale Atlantis et la huitième du programme russo-américain Shuttle-Mir.
Équipage :
Commandant : Charles J. Precourt,
Pilote : Eileen M. Collins,
Spécialiste de mission : Carlos I. Noriega,
Spécialiste de mission : Edward T. Lu,
Spécialiste de mission : Jean-François Clervoy,
Spécialiste de mission : Elena Kondakova.
Objectifs : Le 15 mai 1997, la navette spatiale Atlantis décollait du Centre spatial Kennedy, en Floride, à destination de la station spatiale Mir. A son bord, l'astronaute français Jean-François Clervoy, qui effectuait son deuxième vol spatial.
Huitième mission du programme « Shuttle-Mir » engagé en 1994 entre les États-Unis et la Russie, la mission STS-84 constituait le sixième amarrage de la navette Atlantis à la station Mir. Cinq hommes (dont le Français Jean-François Clervoy) et deux femmes (l'Américaine Eileen Colins, pilote de la navette, et la Russe Elena Kondakova) rejoignaient ainsi l'équipage Mir-23 (les Russes Alexandre Lazoutkine et Vassili Tsibliev et l'Américain Jerry Linenger), qui venait de vivre un séjour particulièrement mouvementé à bord de la station russe : un feu provoqué par un générateur d'oxygène de secours, des pannes de différents systèmes embarqués, une quasi-collision avec le vaisseau-cargo Progress-33 lors d'un test du système d'amarrage manuel, et une panne totale d'alimentation électrique, qui entraîna un mouvement incontrôlé de la station... Mike Foale releva son compatriote et rentra en octobre 1997, après avoir, lui aussi, frôlé la catastrophe le 25 juin, lorsque le Progress M-34 heurta le module Spektr, entraînant sa dépressurisation.
Actualité Espace Actualité Histoire 15 mai 2017 | Par Pierre-François Mouriaux
Il y a 20 ans débutait la mission STS-84.
L'équipage “assis” autour de la table à manger du module de base de Mir. © Photo NASA/Tezio Cortez.
L'équipage “assis” autour de la table à manger du module de base de Mir. © Photo NASA/Tezio Cortez.
Le 15 mai 1997, la navette spatiale Atlantis décollait du Centre spatial Kennedy, en Floride, à destination de la station spatiale Mir. A son bord, l'astronaute français Jean-François Clervoy, qui effectuait son deuxième vol spatial.
Huitième mission du programme « Shuttle-Mir » engagé en 1994 entre les États-Unis et la Russie, la mission STS-84 constituait le sixième amarrage de la navette Atlantis à la station Mir. Cinq hommes (dont le Français Jean-François Clervoy) et deux femmes (l'Américaine Eileen Colins, pilote de la navette, et la Russe Elena Kondakova) rejoignaient ainsi l'équipage Mir-23 (les Russes Alexandre Lazoutkine et Vassili Tsibliev et l'Américain Jerry Linenger), qui venait de vivre un séjour particulièrement mouvementé à bord de la station russe : un feu provoqué par un générateur d'oxygène de secours, des pannes de différents systèmes embarqués, une quasi-collision avec le vaisseau-cargo Progress-33 lors d'un test du système d'amarrage manuel, et une panne totale d'alimentation électrique, qui entraîna un mouvement incontrôlé de la station... Mike Foale releva son compatriote et rentra en octobre 1997, après avoir, lui aussi, frôlé la catastrophe le 25 juin, lorsque le Progress M-34 heurta le module Spektr, entraînant sa dépressurisation...
Le séjour à bord de la station, qui dura près de 5 jours, fut l'occasion d'un repas extraordinaire, que Jean-François Clervoy décrivit dans les colonnes de la revue l'Astronomie, en septembre 2002 : « Ce fut le plus mémorable de tous mes dîners. La journée avait été très longue et les activités intenses. Nous voulions avoir fini à l’heure pour ne pas perdre une seconde de cette « virée » entre copains. Exceptionnellement, pas une alarme n’avait retenti dans Mir pendant les trois heures entières qu’avait duré le repas. Côté navette, un seul signal avait forcé l’un d’entre nous (Carlos [Noriega], toujours très dévoué) à jeter un coup d’œil dans le cockpit, situé à l’autre bout du complexe. Il s’agissait d’un avertissement de fin de remplissage d’un réservoir d’eau de la navette. Le plus remarquable fut l’absence totale d’appel du « sol » qui, bien que cela n’apparaisse pas explicitement dans le plan de vol, savait au vu des 3 heures bloquées pour les dix membres d’équipage qu’un évènement spécial avait lieu. Par la suite, je prenais tous les repas dans Mir en y amenant ma nourriture piochée péniblement dans les tiroirs de rangement de la navette où les sachets étaient tassés si fort que l’on s’énervait facilement à essayer d’en extraire un ou deux sans déranger le reste. A l’approche de chaque repas, je me réjouissais à l’avance de retrouver mes amis, comme lors d'une sortie au restaurant, pour le partager avec eux. Ce soir-là, il y en avait pour tous les goûts en qualité et quantité, ce qui comptait pour Ed [Lu], le plus grand consommateur d’entre nous. Goûter au foie gras dans l’espace, déguster le canard confit à la sauce bordelaise aux cèpes ou le bœuf au barbecue texan en buvant de la Chi Cha du Pérou, avaler des confiseries chinoises avec de la tisane bio ou savourer les fromages de chèvre de famille et terminer par la meilleure glace jamais consommée dans l’espace accompagnée de navettes en chocolat et de pralines belges, le tout en apesanteur avec hublots sur fond de Terre… Voici les ingrédients qui composèrent une soirée rare mais gravée en encre indélébile dans notre mémoire. »
1999
STS-103 est la vingt-septième mission de la navette spatiale Discovery.
Équipage :
Commandant : Curtis L. Brown,
Pilote : Scott J. Kelly,
Spécialiste de mission : Steven L. Smith,
Spécialiste de mission : C. Michael Foale,
Spécialiste de mission : John M. Grunsfeld,
Spécialiste de mission : Claude Nicollier,
Spécialiste de mission : Jean-François Clervoy.
Objectifs : L'objectif principal de la mission STS-103 était la maintenance du télescope spatial Hubble.
La mission STS-103 a connu quatre jours de sorties extra-véhiculaires (EVA), où tous les quatre participants ont travaillé par paires ou en jours alternés pour réparer et restaurer le télescope.
la mission pour la science. La troisième mission en décembre 1999 à bord de Discovery, STS-103, était consacrée à la réparation et l’amélioration du télescope spatial Hubble (HST). J’étais l ’ingénieur navigant pendant les phases de lancement, de rendez-vous et de rentrée atmosphérique. Je pilotais le bras robotique pour la capture, le lâcher du télescope et le déplacement de mes coéquipiers pendant leurs trois sorties dans le vide. Deux mois avant le décollage, le télescope était devenu inutilisable suite à plusieurs pannes de gyroscopes. Plusieurs milliers de scientifiques attendaient impatiemment sa réparation. D’après les
découvertes faites grâce au HST, les spécialistes s’accordent à lui reconnaître la même gloire qu’à la première lunette astronomique inventée par Galilée. L’orbite du HST est la plus haute jamais atteinte par la navette. J’ai pu contempler notre planète à plus de 600 km de hauteur, deux fois plus loin que lors de mes vols spatiaux précédents.

Combinée à la brillance maximale de la pleine lune, j’ai joui d’un spectacle exceptionnel de la zone d’ombre de la Terre marquée par la phosphorescence magique des continents. Je me collais parfois au hublot de mon poste de pilotage et me croyais dehors avec mes collègues en scaphandre. Le sentiment intime que le bras canadien de 15 m de long, que je contrôlais instinctivement, était devenu une extension de mon propre corps me faisait penser que l’homme et la machine seraient indissociables dans l’exploration future de l’espace. Les résultats spectaculaires obtenus suite à notre mission de sauvetage, me donnent la profonde conviction d ’avoir servi la Science. Je serai fier de pouvoir raconter à mes petits enfants : « J’y étais », en espérant leur communiquer ce goût pour l’Aventure Humaine. Celle qui permet de dépasser nos limites et de garantir un futur à nos lointains descendants.
Hamelin
HAMELIN amiraux et barons d'Empire
Par Allain Prigent
Le baron amiral Emmanuel Hamelin s’installe à Franconville, plus tard son neveu Ferdinand fera de même.
C’est une propriété de 1806 de quatre hectares longeant la route vers Pontoise située entre les rues du Plessis Bouchard et la rue du Centre, limité au nord par le boulevard Toussaint Lucas.
Elle est traversée par un cours d’eau, aménagée avec pièces d’eau où circulent des conques. Des pavillons ainsi que des décorations florales sont d’inspirations chinoises, peut être pour lui rappeler ses lointains voyages en Orient.
Au début du XX° siècle, cette propriété sera morcelée, le ru existe toujours mais il est canalisé. C’est l’emplacement actuel des rues Hamelin et Henri.
Félix Emmanuel Hamelin est né à Honfleur le 13 octobre 1768 d’un père apothicaire. Il embarque pour l’Asie sur un bateau de commerce à l’âge de 18 ans.
En 1800 il est commandant de la corvette «le Naturaliste» il prend part à une expédition géographique dans les mers du sud et aux Moluques, archipel d’Indonésie explore les cotes sud-ouest de l’Australie.
En 1804 il préserve Le Havre d’un bombardement.
En 1811 Napoléon I° lui décerne le titre de baron d’empire.
En 1813 il est nommé commandant en chef de la première escadre de Brest.
En 1818 il sera major général de la marine à Toulon.
En 1820 il est promu grand officier de la légion d’honneur, il commande les forces navales de la Méditerranée sur les côtes italiennes et de Barbaries.
En 1832 il est nommé inspecteur général de la marine pour le matériel et le personne.
En 1833 il sera directeur général des cartes et plans de la marine.
A Franconville, il aménage une propriété en 1815, puis en 1823 il s’y installe pour des raisons de santé.
Il sera conseillé municipal de la commune en 1831.Il décède en 1839 à l’age de 71 ans, son nom figure sur l’Arc de Triomphe coté nord.
Ferdinand Hamelin est né à Pont-l’évêque. Il hérite de la propriété de son oncle à Franconville et y vient
en villégiature.
En 1805 il entre dans la marine comme mousse, à l’age de 13 ans il est nommé aspirant et reçoit son baptême du feu au large de Cherbourg à 12 ans.
De 1816 à 1817 il fait campagne au Brésil, il parcourt la mer des Antilles de 1824 à 1825 puis combat les pirates de l’archipel grec. Passé capitaine de frégate il participe à l’expédition d’Alger, et se distingue lors du débarquement de Sidi-Ferruch 14 juin 1830. Il fera campagne en Orient comme sur les cotes occidentales d’Amérique.
En 1841 il est nommé officier de la Légion d’honneur, il obtient ses étoiles de contre-amiral le 21 août 1842.
Hamelin est promu vice-amiral le 7 juillet 1848, il exerce diverses fonctions dans des conseils et commissions au ministère de la marine et des colonies.
En juillet 1853 Napoléon III fait appel à lui pour prendre la tête de l’expédition de Crimée.
Il se distingue à Odessa, puis Eupatoria en 1854 et Sébastopol où il échappe à la mort.
Le 2 décembre 1854 l’empereur le nomme amiral de France, Il prendra la tête du ministère de la marine le 19 avril 1855.
Parmi ses innovations, la mise en chantier du premier navire cuirassé, la rédaction du code de justice maritime. Il ordonne les expéditions en Cochinchine 1857-1860 et d’Italie 1859.
Le 22 novembre 1860, Napoléon III présente au conseil des ministres son projet de réforme.
Hamelin se sentant vieillissant en profite pour présenter sa démission, l’empereur met un terme à sa carrière en le nommant Grand Chancelier de l’Ordre impérial de la Légion d’honneur.
Il meurt le 16 janvier 1864, aux termes de grandioses funérailles, il est inhumé aux Invalides. Chez lui résidait avant la vente définitive, un cousin Léon Hamelin, 1782-1868 qui décéda à Franconville et qui fut enterré dans le vieux cimetière.
Henri Mataigne
Bien qu’Henri Mataigne n’ait jamais habité Franconville, nous avons choisi de le faire figurer dans la rubrique « personnages célèbres », car il a rédigé des livres sur notre ville, auxquels nous faisons souvent référence.
Henri Mataigne est né le 13 mai 1863 à Carignan et mort le 21 août 1946.
Né dans les Ardennes, issu d'un milieu modeste. Selon le registre d'état civil de Carignan il est le fils d'un employé de papeterie et d'une marchande de casquettes.
Henri Mataigne fait carrière au sein de la Compagnie des chemins de fer du Nord, où il est cartographe.
Parallèlement, il se passionne pour l’histoire régionale. Il rédige de nombreuses études, notamment consacrées à l’histoire d’Auvers-sur-Oise mais aussi à celle de Franconville.
Henri Mataigne est mort à Auvers-sur-Oise et a été enterré dans le cimetière communal, comme Vincent Van Gogh, sa tombe se situe dans l’angle nord-est du cimetière, près de celle du peintre Eugène Murer.
Une allée de la ville porte son nom.
Sources internet
Le Bouclier de Brennus
Le Bouclier de Brennus
par Fernand Menigoz
Le Comte d’Albon
Le Comte d’ALBON par Allain Prigent
C’est un bien curieux personnage aux nombreuses facettes ce Comte qui fut Prince d’une petite principauté. Découvrons sa personnalité, lui qui laissa le souvenir d’un jardin qu’il voulut le plus beau de la vallée de Montmorency, qui disparut durant la Révolution.
Il naquît à Lyon le 8 juillet 1752, dans la paroisse d’Ainay. Son père Camille-Alix-Èléonor prince d’Yvetot (1724-1789) et sa mère Anne-Marie Ollivier, fille d’un receveur général de Lyon. Il avait pour parrain, son grand-père paternel Claude d’Albon prince d’Yvetot et pour marraine sa grand-mère maternelle Françoise Decombe, veuve de David Ollivier écuyer. Il appartenait à une vieille famille du Dauphiné dont ses ancêtres avaient fait la première race des Dauphins du Viennois.
Il était d’un caractère bizarre, faible très accessible à la flatterie. Il était de santé fragile, on nous le montre chétif, mélancolique et pensif pour tout dire dépressif.
Sa famille le destine aux armes, il est mestre de camp de cavalerie, grade élevé correspondant à celui de colonel. Aurait il été pourvu à la suite de son mariage en 1772, d’un régiment, son beau-père le marquis de Castellane était alors maréchal de camp de cavalerie. Il fut en service jusqu’en 1775. De constitution trop faible pour ce dur métier il l’abandonne mais il se para de ce grade jusqu’à sa mort.
Il se consacre à la littérature et aux voyages. Il va nous apporter une dizaine d’ouvrages sans grand intérêt. Il y traite de tous les sujets : politique, économie, arts, sciences parfois agriculture. Il fait des vers, des fables et dessine des gravures. Il est membre de nombreuses académies d’Europe, la première où il fut nommé est celle de Lyon en 1774.
Il fit l’éloge de trois personnalités qui influenceront sa vie et à qui il rendra hommage dans ses jardins.
- François Quesnay (1694-1774) chirurgien et premier médecin de Louis XV, qui devint le chef de l’école des Physiocrates lesquels se proposaient de réformer la société d’après les lois de la nature.
- Court de Gebelin (1725-1784) il étudia les religions et les sciences philologiques. Son tombeau fut érigé dans le parc du Comte d’Albon à Franconville.
- Monsieur de Chamousset (1717-1773) ; philanthrope, possesseur d’une très grande fortune, il la consacre au service des pauvres, fonde plusieurs hôpitaux où il supprime l’usage de réunir plusieurs malades dans le même lit. Il eut l’idée des premières associations de secours mutuels. Il fut le père spirituel de Cadet De Vaux chez lequel celui-ci fit son éducation.
Il convoitait ardemment l’Académie Française dont il ne fit jamais partie. A la mort de Mgr de Coetlosquet en 1784, membre de l’Académie Française depuis 1761, nombre de candidats briguèrent son fauteuil dont le Comte d’Albon. Ce fut le marquis de Montesquiou-Fezensac qui fut élu le 29 avril 1784.
Le Comte d’Albon épouse en 1772 à l’âge de 20 ans Angélique-Charlotte de Castellane-Novejan âgée de 21 ans. Elle est la fille du
marquis de Castallane-Novéjan, chevalier des Ordres du Roi. Ils auront un fils né le 2 février 1783, décédé à sept mois le 22 août et enterré au cimetière de Franconville. Par contrat de mariage, il reçoit de la part de son père la principauté d’Yvetot consistant en un château, maisons, terres, droits honorifiques. Le titre de prince l’honorait et le grisait. Sur le fronton de l’église d’Yvetot, qui vient d’être reconstruite, pour marquer sa souveraineté, il inscrit : « Au Dieu vivant, Camille III » Plus tard, faisant reconstruire les halles d’Yvetot il inscrira : « Pour la commodité du peuple, Camille III ». Nous découvrons un personnage soucieux du bien public. Il fera paver la route de Paris au Havre dans la traversée de sa principauté. Ayant visité de nombreux pays européens, il compare les différents modes de gouvernement. Il adopte les idées nouvelles lancées par les philosophes, il est démocrate précurseur de la Révolution.
Le royaume d’Yvetot possède une très longue histoire. Le royaume fut confirmé par un arrêt de l’échiquier de Normandie rendu en 1392 lequel donne titre de roi au seigneur d’Yvetot, il lui fut retiré en 1555. Yvetot devient principauté sans droit de justice souveraine jusqu’en 1789 et rattachée à la France. Depuis 1789, les boulevardiers parisiens, les cartes postales ont fait de ce roi, une farce grotesque.
Le 14 février 1781, le Comte d’Albon acquiert une propriété à Franconville, biens que possède Monsieur César-François Cassini de Thury, directeur de l’observatoire royal de Paris. Le comte était déjà installé comme locataire depuis le début de l’année 1780. Il avait rencontré Cassini à Yvetot, celui-ci y avait fait des calculs astronomiques dans le vieux clocher. Le comte d’Albon dès 1780 s’occupait de l’aménagement de ses jardins, en effet sur un de ses monuments « l’Obélisque » il est mentionné : « Commencé et fini en 1780 ». Sa propriété était située à l’extrémité du pays sur la route menant à Pontoise, face au chemin se dirigeant vers Taverny au lieu dit de « la croix d’en bas »
A Franconville il se penche sur les malheureux, il distribue des remèdes aux malades et la soupe aux pauvres. Il crée une salle de jeux, face à sa demeure. Il restaure et aménage une fontaine à l’intention des habitants ; il y fait inscrire « A la commodité public, Camille d’Albon »
Son acquisition faite, il va agrandir son domaine par échange de quelques terres et il entreprend la réalisation de ses jardins. Il veut qu’ils rivalisent avec ceux d’Ermenonville, de Monceau, de Mortefontaine. Dans cette création, il s’est peint tout entier présentant cette originalité d’être le reflet de ses idées et de ses théories. Il n’en reste plus rien de ces jardins extraordinaires et qui nous seraient inconnus si le comte d’Albon n’avait fait réaliser des gravures des principaux monuments. En 1784 paru un opuscule avec le titre :
Vue des monuments construits dans les jardins de Franconville-la Garenne appartenant à Madame la comtesse d’Albon, gravés d’après ses dessins et ceux de M. de Lussi.
Après le lancement des premiers ballons aérostatiques par les frères Montgolfier, le comte d’Albon veut tenter l’expérience. Le
16 janvier 1784, sur le sommet de la colline, il fait partir un globe de 16 pieds de diamètre et 24 de hauteur, s’élevant vers la forêt de Montmorency avec comme passagers : un lapin et deux cochons d’Inde. Il fut retrouvé à proximité du château de la Chasse.

Le repos que le comte était venu chercher à Franconville ne fut pas aussi salutaire qu’il l’espérait. Trop de préoccupations l’agitaient, il agissait en personne manquant de bon sens, il tombait en déchéance mentale vers la folie. Fin 1785 il commence à manifester le dérangement de ses esprits. La construction de ses jardins, les fêtes et les réceptions nombreuses qu’il y avait données, ses générosités abondantes dépassant ses ressources, il s’était endetté. La comtesse d’Albon n’approuvait pas les fantaisies de son mari, c’est elle qui gérait et administrait la fortune. Le comte s’en irritait, un jour il tenta de la supprimer. Par un arrêt du 5 mars 1787 le Parlement de Paris lui accorda la séparation qu’elle avait demandée. Elle se retira dans l’hôtel particulier de ses parents rue de Grenelle. Le 7 mai 1787 le comte est pourvu d’un conseil judiciaire, la déchéance du comte d’Albon, dernier prince d’Yvetot, était consommée.
Le 11 mai 1787, la vente de la propriété de Franconville et des jardins ne se font pas aux enchères mais à l’amiable l’année suivante. L’acquéreur fut Barthélémy-Léonard Pupil, Marquis de Myons, le 18 juillet 1788.
Le comte d’Albon s’était retiré dans son château d’Avauges, près de Lyon, dès le mois de janvier 1788, il y mourut misérablement le 3 octobre 1789 à l’âge de trente-sept ans en pleine révolution, lui qui avait été un des premiers pionniers de la liberté et de l’égalité.
Écouter la chanson sur le Roi d'Yvetot par Béranger⇒
Sources : les jardins du comte d’Albon d’André Vaquier
Le comte de Tressan
Le comte de TRESSAN Par Allain Prigent
Ce château nommé « Cadet de Vaux » date du XVIII siècle et construit par la famille Becquet. A la mort de Jean-Philippe Becquet ses héritiers vont le louer en 1776 au Comte de Tressan.
Le comte de Tressan est né au Mans en 1705, il vient à la cour et devient un compagnon de jeux et d’étude du jeune Louis XV.
Il accomplit une brillante carrière militaire, fait les campagnes de Flandre et d’Allemagne. Il est lieutenant-général et aide de camp du roi à la bataille de Fontenoy. Il est nommé gouverneur de Toul et appelé par le roi Stanislas à la cour de Lunéville où il reçoit le titre de Grand Maréchal.
Second président de la Société Royale des Sciences et Belles Lettres de Nancy en 1751, membres de plusieurs académies françaises et étrangères.
Ami de Voltaire, il fréquente le salon de Madame de Tencin et compose plusieurs odes, écrit des adaptations de romans chevaleresques qu’il traduit en langue française du XVIII siècle.
Il traduit l’Arioste en y ajoutant quelques pastiches de sa composition. Il remplaça l’abbé de Condillac à l’Académie Française le 30 novembre 1780. Il fut un philosophe et un libéral.
Homme de lettres mais aussi homme de sciences, il est l’auteur de l’un des premiers traités en français sur l’électricité. Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1749. Il a également collaboré aux volumes VI et VII de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.
En revenant d’une visite chez la Duchesse d’Orléans à son château de Saint Leu, sa voiture versa, blessé il fut transporté à Paris où il mourut quelques jours plus tard de cet accident en 1783.
Les résistants de Franconville
LES RESISTANTS DE FRANCONVILLE
(Par Liliane Chanudet et Pierre Boisaubert)
Le monument aux morts de Franconville, du conflit 1939 1945, comporte sept noms de résistants. Ils participent aux combats pour la libération. Ils font partie des F.F.I., Forces Françaises de l’intérieur libération.
Les Forces françaises de l’intérieur (FFI) sont le résultat de la fusion, au 1er février 1944, des principaux groupements militaires de la résistance intérieure française qui s’étaient constitués de 1940 à 1944 dans la France occupée : l’Armée secrète (AS, gaulliste, regroupant les mouvements Combat, Libération-Sud, Franc-Tireur), l’Organisation de résistance de l’armée (ORA, giraudiste), les Francs-tireurs et partisans (FTP, communistes), etc.
Les FFI jouèrent un rôle non négligeable dans la préparation du débarquement allié en Normandie de juin 1944 et dans la libération de la France. Le commandant des forces alliées en Europe, le général Eisenhower, estima l’aide apportée par les FFI à l’équivalent de quinze divisions régulières.
À l’issue de la libération de la France, 114 000 FFI au total (30 %)Bio 2,9 s’intégrèrent ensuite dans l’armée française régulière, en particulier au sein de la 1re armée du général de Lattre de Tassigny, 
Pierre Fossati Mécanicien né le 22 juillet 1923. FFI à Castelletto sopra Ticino (Novara, Italie), mort en action le 27 août 1944 à Montigny–lès–Cormeilles (Seine-et-Oise aujourd’hui Val–d’Oise). Fils de Umberto et de Maria Adalgisa Guenzi, célibataire, domicilié 233, rue de Paris à Franconville (Seine–et–Oise aujourd’hui Val–d’Oise). Entré en Résistance (Armée Secrète, groupe de Franconville) en février 1944, il fut homologué à titre posthume d’abord avec le grade de caporal-chef, ensuite à celui de sergent. Dans son dossier d’homologation des grades et services présent au centre historique de Vincennes, figurent deux propositions non datées, mais très probablement de 1945-1946, la première pour une médaille militaire par décret en date du 14 janvier 1948, la seconde pour une citation à l’ordre de l’armée à titre posthume. Les deux comportent la même motivation : « Volontaire pour le ravitaillement en munitions de son groupe le 27 août 1944. Au retour de mission, son groupe étant tombé dans une embuscade ennemie au lieu-dit la briqueterie Bordier, territoire de Montigny-lès-Cormeilles, s’est glorieusement battu malgré l’inégalité des armes. Tué au combat. Groupe Armée secrète de Franconville, chef Desjours. Affecté le 10 août 1944 au 2e Bataillon 5e Compagnie FFI ».
Il obtint la mention « Mort pour la France ». Son nom figure sur une stèle commémorative de Montigny-lès-Cormeilles tout comme dans le carré militaire du cimetière communal de Franconville et sur une plaque commémorative de cette même ville.

Louis Auguste Braet est né le 24 janvier 1924 à Franconville, recuiseur. I Son frère Marcel Braet est né le 10 septembre 1920 également à Franconville, plombier. Ils rejoignent la Résistance en février 1944 au sein du groupe de l'Armée Secrète de Franconville. En août 1944, Louis est promu caporal-chef FFI et Marcel sergent FFI. Le 26 août 1944, ils participent aux combats de la libération de Franconville. ils habitaient 11 rue des Onze Arpents. Volontaires pour une mission de ravitaillement en munitions au fort de Cormeilles, leur groupe tombe dans une embuscade au lieu-dit la Briqueterie Bordier à Montigny-les-Cormeilles. Tous deux sont tués au combat, de même que les FFI Henri Rémond ,de Herblay, Lucien Berger et Pierre Fossati.
Lucien Maurice Berger couvreur né le 29 juin 1920 à Franconville. Il habitait rue de Paris. FFI, fusillé avec L. et M. Braet et P. Fossati. Il était volontaire pour une mission de ravitaillement en munition au fort de Cormeilles. Cité Mort pour la France le 27 août 1944 à la Briqueterie de Montigny les Cormeilles
Ils ont tous les trois une rue à leur nom à Franconville.
Auguste André Baleydier Né le 21 décembre 1900 à Chars (Seine-et-Oise), André Baleydier était employé des chemins de fer. En juin 1944, FFI, il intégra le mouvement Défense de la France dans le secteur de Chars. Il y accomplit des missions de liaisons pour le commandement du maquis de Seine-et-Oise Nord.
Le 16 août 1944, vers 22 heures, au 15, rue de la Gare à Marines, un groupe d’Allemands qui attendait le train de Valmondois appréhendait André Baleydier, messieurs Poitou et Clément de Marines, tous trois employés des chemins de fer, ainsi que madame Clément. Les employés furent conduits au château de Marines alors réquisitionné par les Allemands pour leur état-major. Les allemands découvrent sur lui des tracs d'organisations résistantes. Le 17 août 1944, après une première démarche infructueuse effectuée par Monsieur Coste, maréchal des logis chef de la gendarmerie, puis une seconde où le même homme revint accompagné de monsieur Frey, inspecteur des chemins de fer, et monsieur Friot, chef de gare, il obtint la libération de Poitou et Clément. L’officier allemand prétendit alors que Baleydier était parti à Enghien-les-Bains. En septembre, on retrouva son corps début septembre 1944 à moitié enterré et portant de nombreuses traces de tortures dans le parc du château de Marines, il est probablement mort le 17 aout 1944. La médaille militaire lui fut décernée à titre posthume. En sa mémoire, la rue de la Gare a été rebaptisée rue André Baleydier après la guerre, une plaque a été posée au château de Marines.
Louis Eugène Berneliere, né le 23 octobre 1898 à Paris 10°, demeurant 44 rue de Paris à Franconville, Val-d'Oise, commerçant en vins. Il a obtenu la Croix de Guerre et a été nommé brigadier pour fait de guerre le 7 avril 1918.
Résistant de la première heure, notamment avec "Libre Patrie" d'Argenteuil, appartenant à FFI., sous les ordres du commandant Robert Decamps, responsable majeur de la Résistance du Val-d'Oise. Il a, avec son fils Claude Louis Eugène, alors âgé de 14 ans, transporté des faux papiers dans Paris. Dénoncé par un membre de sa famille, il a rejoint son fils à Vénizy (Yonne) comme chef de groupe. Il a participé à la libération de St Florentin (Yonne). Avec son fils, âgé alors de 16 ans. Celui-ci assurait la liaison entre Paris et Vénisy en qualité d'agriculteur, il sert d'intermédiaire entre son père et le Directeur du mouvement. Louis Eugène a été tué à Turny (Yonne) dans des circonstances indéterminées. Poursuivi par la milice, il est supposé avoir été assassiné par celle-ci le 27 août 1844.
Adolphe Edmond Mazingue, né le 25 février 1887 et son épouse Fernande, née le 6 décembre 1890, tous les deux à Lille (Nord), demeurent 15 rue Pasteur à Franconville. Tous deux s'engagent très tôt dans la résistance, ils procurent des faux papiers et font partie du réseau "Le groupe Jacquet" mis en place par Robert Décamps, responsable majeur de la Résistance du Val-d'Oise. Il réside à Saint Leu la Forêt, 1 rue de Chanzy. "Le groupe Jacquet" était une organisation de filières d'évasion comprenant l'accueil, l'hébergement, le convoiement et la remise à des passeurs entre la France, la Belgique et les Pays-Bas.
Arrêtés le 6 mai 1943 à leur domicile par la Gestapo, Adolphe Mazingue est interné à Maison Laffite le 8 mai 1943, puis transféré à la prison du cherche-midi. Fernande Mazingue, elle est incarcérée à la prison de Fresnes. Elle est rouée de coups afin de lui faire dénoncer ses chefs. Elle décédera à Franconville, libérée le 29 juin 1943. Elle décèdera à Franconville des suites des mauvais traitements subis lors de sa détention. Tous les deux seront Médaillés de la Résistance le 6 septembre 1945.
Quelques unes de leurs actions
7 novembre 1942, le fil de commande d'un sémaphore est coupé. Ce sabotage n'a pas causé d'accident.
16 janvier 1943, Un incendie est provoqué dans une cabane de relais téléphonique sur la ligne Paris - Le Havre. Le sinistre ne cause que des dégâts matériels.
25 février 1943 Vol avec effraction à la mairie de Franconville. Des titres de rationnement sont dérobés. Les auteurs de ce vol sont arrêtés.
17 mai 1943, Un exemplaire du numéro 31 de "la Défense de la France est envoyé au commandant de la gendarmerie de Franconville.
25 octobre 1943 Sabotage par explosifs et sciage sur un pylône métallique de la ligne à haute tension Puiseux - Argenteuil.
4 janvier 1944 Déraillement du train de marchandises se dirigeant vers Pontoise à proximité du petit pont de Franconville. La voie a été déboulonnée, la locomotive est sortie des rails, se couchant sur l'autre voie et bloque la circulation. Pas de victime.
21 aout 1944 Un soldat allemand est tué à la mitraillette. Attentat à l'origine des représailles contre les résistants.



Franconville 
Franconville eut à subir l'occupation étrangère en 1814 puis 1815 après
Le début du siècle fut marqué par la pose de la première pierre de la nouvelle 


























